Sécurité & Éclairage

ÉCLAIRAGE & SÉCURITÉ ROCHELAIS

 

“C’est une chose étrange à quel point la sécurité de la conscience donne la sécurité du reste.”

De Victor Hugo / Les Misérables

 

Nous devons pouvoir engager une discussion territoriale sur le fond des problèmes posés par l’éclairage urbain (fixe et public des rues), la vidéo protection et les hypothèses guidant les choix stratégiques pour les traiter.

Est-ce que la municipalité actuelle est en mesure de préciser le rôle joué par l’éclairage sur les violences et les incivilités dans nos territoires ? Nous en doutons.

Quel est l’impact du niveau d’éclairage artificiel (sa puissance) sur le nombre de crimes et délits perpétrés dans les rues de La Rochelle depuis 2014 ?

 Pourquoi chercher à sécuriser davantage le centre ville, que les quartiers populaires ?

Cibler ce travail, à La Rochelle par rapport aux problèmes qui se posent réellement dans le centre ville et les quartiers est indispensable; le resituer à la fois dans l’ensemble des politiques de lutte contre l’insécurité et des politiques d’aménagement urbain sera également capital si l’on veut dépasser la vision mécaniste et simplificatrice de la lumière ou du recrutement de nouveaux agents comme panacée rédemptrice de l’agressivité humaine en fonction des saisons.

Les imaginaires sociaux des quartiers et de la ville, ainsi que de l’ordre social ne doivent pas fausser le réel. La sécurité des uns peut devenir une insécurité pour les autres, et nuire aux libertés individuelles. « Le droit de la particularité du chacun», la satisfaction individuelle subjective, est un droit dont la reconnaissance est fondamentale et caractéristique du monde d’aujourd’hui, la société civile est précisément le lieu de son plein épanouissement.

La volonté de se préserver des dangers de la nuit et de conjurer une peur ancestrale de l’obscurité est en effet très généralement admise comme étant le facteur déterminant du développement des systèmes d’éclairage, depuis l’âge des cavernes jusqu’à l’âge urbain. Bien des questions concernant l’éclairage et la sécurité restent sans réponses.

Souvenons nous, qu’autrefois au XVe et XVIe siècle, l’éclairage public n’avait aucune relation avec la sécurité mais avec plutôt avec l’art urbain. Les illuminations correspondaient à une représentation du pouvoir, à une logique d’ordonnancement de l’espace, et à l’embellissement de la cité. Ce n’est qu’au XVIIe et XVIIIe siècle que l’usage de l’éclairage s’orienta vers des stratégies de maintien de l’ordre (au sens sécuritaire). À l’époque, les lanternes et réverbères sont considérés comme les instruments principaux de la « machine sécuritaire ». Ils permettaient aux agents de l’ordre de voir en pleine nuit les malfaiteurs pour les interpeller en cas de délit ou de crime dans les rues.

La tache de la police est de prévenir, corriger, et gérer les contingences propres de la société civile. La prévoyance assurée par la police a pour fin d’effectuer et de préserver l’universel qui est contenu dans la particularité de la société civile. À elle d’assurer la protection et la sécurité des gens de fins et d’intérêts particuliers.

Au XVIIIe siècle, la visibilité qu’offre l’éclairage nocturne a permis de réduire le nombre de Policiers surveillants. On est passé d’une surveillance active continu à une surveillance possible. La maxime après minuit, chaque lanterne vaut un veilleur de nuit, fait allusion aux nouvelles capacités visuelles offertes par les dispositifs d’éclairage (permettant de mieux voir alentour). Les gens de l’époque avaient intégré dans leur inconscient l’idée qu’ils étaient susceptibles d’êtres surveillés en permanence.

Un peu, comme ce qui ce passe avec les caméras que l’on trouve à différents endroit de la ville. Les Rochelais, savent qu’ils sont potentiellement filmés et observés.

Les autorités ont contribué fortement au développement des sources lumineuses. C’est dans le cadre d’un concours organisé par le chef de la police parisienne que la lanterne à réflecteur a été mise au point dans les années 1760.

Aujourd’hui encore la logique disciplinaire, qui entoure l’éclairage des rues persiste et se renforce. La relation de pouvoir de l’ordre instauré dans et par la ville nocturne a fini par être acceptée au point d’être quasiment oubliée.

L’importance accordée ces dernières années à l’éclairage et à la sécurité de la ville de La Rochelle a été renforcée de façon diffuse à certains endroits. La majorité en place semble craindre les violences des étudiants et des touristes, c’est pourquoi elle a préféré selon l’opposition municipale investir dans la sécurité au détriment des TAP (Temps …). MCR, regrette naturellement la non continuité des TAP.

“Notre liberté est menacée par le besoin de sécurité et la sécurité elle-même est menacée par le souci obsédant qu’on en a.”

Norbert Bensaïd

 

Il est communément admis que l’éclairage urbain a un effet potentiel à la fois sur la criminalité effective et sur la peur du crime (sentiment d’insécurité). Nous devons repenser l’éclairage urbain et la protection des « biens propres », à savoir « la vie des habitants, leur liberté, leurs richesses » de façon à réduire les incivilités, vols, agressions, cambriolages, prendre en compte à la fois les besoins des « enfants de la lumière » et les « disciples de l’ombre », renforcer le sentiment de liberté des Rochelaises et Rochelais. Bien évidemment les logiques de l’architecture de certains quartiers doivent également évoluer, si l’on veut réellement sortir de l’anonymat, du repli sur soi et de la défiance de l’autre. À la vue de l’actuel projet urbain qui a un horizon « 2030 », ce n’est malheureusement pas encore le cas. Les immeubles anciens et les zones sombres sont toujours là et l’absence de nouveaux espaces collectifs sont rares  !

Comment reconnaître un visage ou identifier un danger dans la rue de nuit s’il y’a insuffisance d’éclairage ?

Les piétons et les cyclistes n’ont pas toujours la capacité de se voir les uns les autres dans les rues des quartiers. Le sentiment de sécurité des rochelais ne règne pas encore partout.

Selon nous, la Police municipale doit porter une attention particulière aux possibles nuisances produites par les individus dans l’usage de leur propriété privée. Autant faire ce peu, elle doit administrée de l’instruction publique aux personnes et corriger les contingences et contradictions produites par le procès du système des besoins des parties en litiges ; davantage de conciliation et de médiation.

À nous d’aborder la construction de l’éclairage et de la sécurité des rochelais sous des angles novateurs dépassant la stricte question de la surveillance-répression. Nos projets doivent être le contraire de la violence et non le prolongement de celle-ci sous d’autres formes. Après tout, c’est le contribuable qui paye.

Compte tenu de l’état des incivilités et des violences physiques et psychiques que connaît la ville, on peut se poser la question de savoir si les moyens humains et matériels mobilisés par la majorité sont réellement adaptés à la réalité qu’ils entendent couvrir sur nos quartiers et communes ?

À l’horizon 2030, ne produisent-ils pas le contraire de ce qu’ils cherchent à éviter ?

Le Mouvement Citoyen Rochelais compte se saisir de l’éclairage et de la sécurité des Rochelais avec douceur, conscience des réalités du terrain, méthode et humanité. Nous pensons que le lien vaut bien plus que le bien, que le vivre ensemble se construit collectivement, et que nous ne devons pas tomber dans les excès sécuritaire au point d’asphyxier nos âmes. La sécurité et l’éclairage pour nous, doivent être le fruit d’un processus de construction et de transformation sociales maîtrisés. Nous devons repenser ce couple dans une perspective d’émancipation et de progrès environnemental. Beaucoup de travail reste à faire.

 


L’homme prévoyant se met en sûreté avant
même d’avoir éprouvé du mal. 

Sénèque ; Lettre à Lucilius – env. 64 ap. J.-C.

 

Vie locale

Les quartiers périphériques
de La Rochelle

La Rochelle comprend plusieurs quartiers, en plus du centre ancien : les Minimes/Tasdon, Villeneuve-les-Salines,
Saint-Éloi, Lafond, Fétilly, la Genette, Saint-Maurice, Mireuil et La Pallice.

Inventaire des quartiers de la ville (maisons, fermes, immeubles, parcs, …).

 

Impôts et taxes

MIEUX COMPRENDRE VOTRE VILLE
Nous considérons que la professionnalisation à outrance de la vie politique et le manque de représentation de la société civile est une des raisons du désintérêt marqué par les électeurs pour la politique de notre ville et de notre Agglo.

Le MOUVEMENT CITOYEN ROCHELAIS ambitionne de démocratiser le fonctionnement de nos instances publiques locales pour les rendre compréhensibles et accessibles à TOUS et à TOUTES ! Nous tenons à ce que chaque centime d’euro de taxe/impôt collecté par l’Agglo soit investi en priorité dans l’emploi et l’éducation. Nous refusons que les contributions des Rochelais soient mal investies et éloignées de cet objectif prioritaire.

Le MOUVEMENT CITOYEN ROCHELAIS s’y engage.

 

TAXE D’HABITATION

L’État veut que les foyers dont le revenu fiscal de référence est inférieur à 27 000€ par an et par partce qui représente environ 80 % des contribuables – ne payent plus cette taxe locale en 2020. Avec une première réduction de 30 % dès 2018 ; soit une baisse effective de 165 € en moyenne par foyer fiscal.

  • Le montant moyen de taxe d’habitation par foyer fiscal en 2018 (source economie.gouv.fr) à La Rochelle est de à 584 €. Nous sommes actuellement au dessus de la moyenne départementale, qui  est estimé à 412 €.

Avant la réforme de la taxe d’habitation, 18,8 % des contribuables rochelais étaient exonérés du paiement de cet impôt (revenus trop faibles). En 2020, il y aura 80,1 % de rochelais qui ne paieront plus la taxe d’habitation. Soit 22 643 foyers sur 36 929 foyers.

(Le dégrèvement de la taxe d’habitation est  conditionné au montant du revenu fiscal de référence du foyer à ne pas dépasser en fonction du nombre de parts).

Le montant de la recette fiscale en moins pour la Rochelle  sera de 12 621 484 €.

Le gouvernement a promis de compenser les montants de la taxe d’habitation que les communes de la CDA perçoivent habituellement ; à l’euro près. Nous gardons l’espoir, mais devons rester vigilant.

A la place de la  récente réforme  de la fiscalité locale ;  l’Etat aurait pu entreprendre de corriger les bases locatives qui n’ont pas été réformées depuis 1972.

 

 

Éducation

ÉDUCATION À LA ROCHELAISE

«Je suis un enseignant qui préfère… la démocratie à la dictature, qu’elle soit de droite ou de gauche. Je suis un enseignant qui préfère la lutte constante contre toute forme de discrimination à la domination économique des individus ou des classes sociales. Je suis un enseignant qui s’oppose à l’ordre capitaliste actuel qui produit une misère aberrante au milieu de l’abondance.»
Paulo Freire

Le mot éducation est complexe. Dans les années 50 on le décrivait comme un « ajustement à la vie ».

Devons nous réduire tous nos enfants au même niveau mental ?
Devons nous simplement faire de l’éducation de masse ?

L’éducation publique donne la meilleure vision du monde, qui permet de lever le voile de l’ignorance, de goûter à la culture, et de prépare les jeunes esprits aux défis qui les attendent. Elle est un des fondements majeurs de notre société moderne, en particulier avec l’éducation morale qui est garante de la cohésion sociale. Un principe de réparation doit être appliqué à l’égard des catégories les moins favorisées. La suppression des TAP (Temps d’Activités Périscolaires) a fait couler beaucoup d’encre.

La municipalité ne doit elle pas donner aux plus défavorisés l’assurance de leur propre valeur ?
Que fait-elle pour limiter les sentiments de hiérarchie dans les écoles et les degrés d’inégalités entre les quartiers ?

Pour le MCR, l’école laïque municipale a le devoir d’aider les jeunes rochelais à devenir plus tard de bons citoyens. La république et la laïcité sont les moteurs de notre développement sociétal.

 

ÉDUQUER C’EST :
• avoir une connaissance critique de la réalité
• s’engager au nom de l’utopie de changement
• former des sujets dudit changement
• dialoguer

L’éducation permet de créer et de construire «d’autres mondes possibles» pour tous.

Face à une école de la sélection, nous souhaitons une école de la diversité et de l’inclusion. Ni la société et ni l’école ne doivent être cloisonnées. Nous voulons faire en sorte que tous les enfants du territoire puissent trouver leur place, peu importe leur origine ou leur situation sociale.

Pour nous MCR, l’éducation contribue directement à créer et à accroître chez les enfants le “respect d’eux-mêmes“, à renforcer leur autonomie, indispensable pour augmenter les capacités humaines et les libertés individuelles.

Sur le PLAN POLITIQUE, si l’on veut que nos jeunes enfants puissent jouer un rôle actif dans le nouveau monde, acquérir la faculté de comprendre la culture publique française, participer à nos institutions, développer notre économie, alors nous devons mettre l’accent sur l’enseignement de qualité et sur les bonnes méthodes pédagogiques.

L’éveil et les transmissions sont à faire dans le respect de valeurs républicaines, et dans l’intérêt général.

L’éducation morale des jeunes esprits est indispensable pour leur donner le sens de la justice afin qu’ils puissent accepter comme naturels les principes de justice et d’égalité des chances.

Le libre accès à l’école de la république est une liberté constitutive et instrumentale du développement. Elle est aussi un facteur d’extension des biens premiers (la santé, la vigueur, l’intelligence et l’imagination), source de libertés pour le futur citoyen et électeur.
Elle favorise l’expansion des capacités et des libertés substantielles des personnes.

Le MCR est soucieux de promouvoir avec ses partenaires un développement économique et social “équitable” respectant l’égalité des chances dans les quartiers et au delà.
À mesure que l’économie de la CDA se développe, il nous semble indispensable et logique de réserver une part croissante des gains et impôts collectés à l’éducation de la jeunesse. Ce n’est pas un luxe, c’est juste un bon investissement sur l’avenir.

Supprimer des classes scolaires ou diminuer les dotations budgétaires, c’est avouer aux rochelais que notre économie est en sérieuse difficulté ou que nous ne croyons pas suffisamment en la jeunesse !

Nous croyons au modèle républicain et nous pensons que nos écoles devraient avoir de moyens pour réaliser leur mission et donner des ailes à nos enfants. Il serait pourtant simple de réaliser moins de dépenses en événementiel au profit d’un accroissement du « respect de soi-même », et de la compensation des inégalités sociales imméritées de certains élèves.

 

L’ORIENTATION SCOLAIRE EST UN SUJET IMPORTANT :

Pour se renseigner et trouver des pistes pour leur avenir ; les enfants recourent de plus en plus aux services des psychologues  et des coachs du privé. Or, tous les parents d’élèves rochelais, n’ont pas toujours les moyens et les réflexes pour solliciter ce type de prestataires. L’orientation scolaire est un problème épineux. Les services d’orientations scolaires devraient être davantage renforcés, en moyen humain et matériel.

 

PETIT RAPPEL SUR  RYTHMES SCOLAIRES ROCHERAIS :

Le ministre de l’Éducation avait assuré qu’il ne voulait pas de retour en arrière et qu’il laisserait les communes choisir. Or, à La Rochelle en 2018, le Maire a justement choisi en son âme et conscience de revenir à la semaine de quatre jours pour les jeunes. La municipalité a prétexté ne pas avoir les moyens de financer les postes des animateurs vacataires ou en contrat aidé et prétend s’appuyer sur la volonté des rochelais.

Alors que la semaine de 4 jours et 1/2 permettait de faire de l’éducation populaire en donnant accès à des activités culturelles et sportives auxquelles plusieurs enfants ne pouvaient pas prétendre financièrement. Le principe de cette éducation, qui reste complémentaire à l’enseignement traditionnel, c’est de promouvoir une éducation visant justement le progrès social. Ses piliers sont l’émancipation de la personne; la conscientisation ; le développement du pouvoir d’agir et la transformation sociale.

Les Tap (Temps d’Activités Périscolaires) de la ville de La Rochelle permettaient d’apporter au moins favorisés des infusions psychologique, physique, et intellectuel utiles pour le présent et pour le futur. Selon nous, même si tout n’était pas parfait dans l’organisation et dans les résultats, les animateurs stimulaient les capacités de nos enfants et éveillaient les consciences. Ne fallait il pas les renforcer, au lieu de les supprimer ?

 

 

Et vous parents et enseignants, qu’attendez vous pour rejoindre  notre Cercle de réflexion sur l’éducation ? Nous avons besoin de vos regards et contributions pour bâtir l’édifice  de notre Programme Participatif Citoyens Rochelais. Ensemble, nous pouvons le faire !

Environnement

Une croissance indéfinie est impossible, nous n’avons qu’une seule Terre, mais une civilisation du bonheur est possible. Les solutions existent, mais l’opinion les ignore car les structures actuelles et les détenteurs du pouvoir économique et politique s’y opposent.
René Dumont

L’environnement se définit comme l’ensemble des conditions naturelles et culturelles qui peuvent agir sur les organismes vivants et les activités humaines. 

Depuis les années 1970 le terme désigne le contexte écologique global, c’est-à-dire l’ensemble des conditions climatiques, chimiques, géographiques, physiques, biologiques, et culturelles au sein desquelles se développent les organismes vivants, et l’être humain en particulier.

L’environnement est composé des 5 éléments (bois, feu, terre, métal, eau) et inclut donc l’air, et les ressources naturelles, la flore, la faune, les hommes et leurs interactions sociales.
L’exploitation excessive des ressources naturelle de la planète fait courir à l’espèce humaine un danger réel.

La protection de l’environnement est un impératif pour notre société.

“Si l’homme et la femme sont heureux, ils ne consomment pas. C’est la frustration qui est la base du désir de consommation. Aussi, faut-il leur offrir d’inaccessibles modèles de beauté et de richesse, afin que la frustration les mène sur le chemin des achats.”
Michel Piquemal

Le problème que nous avons : c’est qu’un certain nombre d’élus de la majorité nous abreuve de discours et cherchent constamment à nous faire culpabilises sur l’état de la planète, ils oublient volontairement que ce sont les riches qui devraient culpabiliser en premier. Pas les citoyens du monde, et encore moins les citoyens rochelais !

« Et si nous devenions le premier territoire littoral urbain français à obtenir un bilan « zéro carbone » ?

C’est en tout cas l’ambitieux projet consortium rochelais […] associant sur le long terme tous les acteurs publics, privés et les citoyens.

Moins d’émissions, plus d’absorption : Le projet rochelais vise à la fois à diminuer la production de CO2 (grâce à la mobilité durable, aux énergies renouvelable, à la rénovation des bâtiments, à la valorisation des déchets et circuits locaux de recyclage, à l’accompagnement aux changements d’usage) et à mieux absorber le carbone en circulation dans l’atmosphère grâce à ce que l’on appelle les « puits de carbone », ils peuvent être artificiels (colonnes de phytoplancton) ou naturels (forêts, sols, océans). Le consortium sur la conception d’un « agrégateur » permettant notamment de calculer en temps réel les émissions de carbone ou l’impact de la mobilisation des habitants sur ces émissions. »

Extrait de Point Commun – n°106 – Avril 2018

  • Dans les déclarations du point commun n°106, la CDA ne dit pas un mot sur les véritables pollueurs !
  • Et n’aborde aucunes actions incitatives auprès des industriels du territoire

 

1- Prétendre atteindre un objectif zéro Carbone, et ignorer l’impact des gros pollueurs ; constitue pour nous une grave erreur !

2- Parler d’un objectif zéro Carbone, sans préciser le délais et les moyens nécessaires pour l’atteindre ; c’est mal définir l’objectif que l’on vise !

Un objectif de résultat se définit au minimum par un ensemble de moyens dédiés + un délais de réalisation.

3- Si l’Agglomération est définitivement retenue par le Secrétariat général pour l’Investissement pour son projet « 1er territoire littoral urbain zéro carbone », elle bénéficiera de 4,5 M€ par an sur 10 ans pour accélérer sa transition du territoire vers le « zéro carbone ». Compte tenu de l’ampleur de l’objectif de transition, du montant prévisionnel en jeu pour nos territoires, il est clair que sans le juste moyens et sans un délai arrété; la transition ne restera qu’un rêve inatteignable.

À quoi sert donc ce type de déclarations ?! Est ce le parfum de nouvelles promesses ?

Il n’y a certainement rien d’aussi inutile que de faire très efficacement ce qui ne devrait pas être fait du tout.

Peter Drucker

L’ONG britannique Oxfam a démontré dans son rapport intitulé « Inégalité extrême et émissions de CO2 » en 2015, que plus on est riche, plus on pollue !! Pourtant les responsables de nos territoires et certaines entreprises influentes s’entêtent à répéter qu’il est question de prise de conscience individuelle. Et tant qu’ils continuent de dénoncer la paille dans l’œil du voisin, ils ne regardent évidemment pas la poutre dans le leur.

 

Politiquement c’est habile.

 

La nature de l’œil ne leur permet de regarder qu’au dehors de leur bureau, ils ne peuvent pas se voir eux-mêmes ! Il est plus facile de blâmer les défauts des citoyens rochelais que de se prendre aux vrais pollueurs et de les assigner au banc des accusés.

La vérité, c’est que « les petits geste pour la planète » sont utiles mais insuffisants. C’est le pouvoir des puissants qu’il faut réduire. C’est eux qui enfoncent insidieusement l’humanité dans la crise et non les consommateurs.

Les 90 principales entreprises productrices de gaz, charbon, ciment et pétrole sont les premiers incriminés dans le dérèglement climatique. Les émissions de l’industrie, de l’extraction et de la combustion des énergies fossiles issues de ces multinationales ont contribué à près de la moitié de la hausse de la température moyenne du globe, et à 30 % de la montée des océans entre 1880 et 2010.

 

“Les comptes de résultats de Vivendi Environnement (rebaptisé Veolia), Suez-Lyonnaise des eaux, Thames Water et Aqua Mundo préoccupent apparemment plus la Commission européenne que l’accès gratuit à l’eau des habitants de soixante-douze pays parmi lesquels les plus pauvres de la planète.”

 

Raoul Marc Jennar et Laurence Kalafatides –

L’AGCS : Quand les Etats abdiquent face aux multinationales – 2007 – Page 92

 

  • Une personne qui fait partie du 1 % le plus riche au monde génère en moyenne 175 fois plus de CO 2 qu’une personne se situant dans les 10 % les plus pauvres.
  • 10 % des plus riches de la planète sont responsables de plus 50 % des émissions de CO 2.
  • Leurs émissions cumulées représentent 63 % du CO 2 industriel mondial et du méthane émis entre 1751 et 2010.

 

L’entreprise Total est classée en 17e position sur les 90 !!

 

Le citoyen doit savoir également que depuis 2000, 70 % des investissements du secteur énergétique sont allés dans les énergies fossiles (selon le rapport 2016 de l’Agence Internationale de l’énergie).

C’est ainsi qu’en 2016, un montant estimé de 825 milliards de dollars a été investi dans les énergies fossiles et les secteurs générant des émissions de gaz à effet de serre (GES) élevées.

 

Les 20 plus grandes entreprises du secteur [de la viande et des produits laitiers] ont émis en 2016 plus de gaz à effet de serre que toute l’Allemagne.

Si ces entreprises étaient un pays, elles seraient le 7e émetteur de gaz à effet de serre !!

 

Les trois principaux producteurs de viande (JBS, Tyson, Cargil) polluent autant que les principaux pétroliers (Shell, BP, Exxon).

Le système alimentaire mondiale est ainsi responsable de 25 % des émissions de CO2 mondiales par le biais de géants américains tels que le groupe General Mills qui ressemble 43 marques.

Les responsables du changement climatique ne sont pas les rochelais qui mangent leur huitres, ou font le plein d’essence à Leclerc pour aller au travail dans le centre ville. Ce sont plutôt les grandes firmes qui saccagent pour le profit d’une minorité d’actionnaire, au détriment de nos territoires, de la planète et du reste des êtres humains. Le rouleau compresseur de leur développement économique n’a aucune considération environnementale et sociale. Seul leur profit compte.

 

« 1 % le plus riche de la planète a accaparé 82 % de la richesse créée en 2017.

Inversement, 3,7 milliards de personnes, soit 50 % de la population mondiale, n’ont pas touché le moindre bénéfice de la croissance mondiale l’an dernier. »

Oxfam

La moyenne mondiale d’émission CO2 par habitant est de 6,2 tonnes par an. Elle est de 0,1 tonne d’équivalent CO2 pour les habitants les plus pauvres (moins de 4,40 $ par jour) du Rwanda, Mozambique et Malawi.

Soit 2000 fois moins que le 1 % le plus riche (Américains, Saoudiens, Singapouriens, Luxembourgeois) avec des émissions supérieure à 200 tonnes par individu et par an.

 

Alors que le salaire médian du français est à 1797 € nets par mois et que beaucoup de familles rochelaises ont du mal à boucler leurs fins de mois ; en 2017, nous avons appris que les 1 % des français les plus riches font de l’évasion fiscale à hauteur de 80 milliards (22 % des ressources brutes de la France) par an. Ils ne donnent pas un centimes de leur immense fortune aux impôts (défiscalisation oblige). Et n’investissent naturellement pas cet argent dans la transition énergétique ou dans la république. Ils possèdent des Yacht, et des jet privés pour voyager autour de la planète et émettent sans culpabilité bien plus de gaz a effet de serre que nos véhicules.

En 2015, le chiffre d’affaire de Total s’élevait a 156 milliards €, pour un bénéfice de 4,7 mrd €. La même année la multinational (classée 17e grand pollueur du monde) n’a pas payé un eurs en impôts sur les sociétés. Comment total a fait ? L’entreprise a fait des montages financiers complexes a travers ses filiales aux Bermudes pour organiser « légalement » son évasion fiscale. C’est ainsi que les grands pollueurs de la planète s’exonère également de leur impacts : climatiques, sanitaires et sociaux et environnementaux ! Les conséquences sont dramatiques pour les écosystèmes, sur l’exploitation des communautés locales (en afrique notamment), pour les employés.

C’est le cas dans de nombreux secteurs : l’exploitation des métaux terre rares, des hydrocarbures, gaz de schiste, déforestation,…

Les multinationales salissent, les fonds de pension, actionnaires et banques s’enrichissent plus encore et le contribuable règlent la facture des dégâts et le coût de l’adaptation des infrastructures (Gabut – Port neuf -…). La majorité des secteurs polluants sont exonérés de taxe à la hauteur de leur impact environnemental, ou bien font de l’évasion fiscale.

Nous citoyens, nous payons la TVA sur les consommations de produits énergétiques, les impôts directs, facture des dégâts…Et à défaut d’alternative des pouvoirs publics, nous ne pouvons nous soustraire de faire nos pleins de carburants, de nous chauffer l’hiver,…

Les exploitants de ses ressources font du lobbying pour protéger leur profits et intérêt et se trouvent être sont souvent les employeurs de nombreux chercheurs climatosceptiques.

À la Rochelle, il ne faut pas que l’on se trompe de cible. Notons que les inégalités environnementales se cachent actuellement et se débusquent partout où règnent les inégalités sociales. Les citoyens ne respirent pas la même qualité d’air partout. Il sera plus pollué dans certains quartiers proche de zones industrielles que dans le centre ville ou au bord du mail.

Certains dirons que sur la façade atlantique, l’agglomération de La Rochelle jouit d’un climat très doux et tempéré bénéficiant de plus de 2 600 heures d’ensoleillement par an.
 Les vents (plutôt d’orientation ouest et sud- ouest) sont généralement soutenus et apparaissent comme un
 paramètre important dans la dispersion des polluants dans l’atmosphère. Ce que l’on ressent parfaitement du côté de Chef de Baie.

Mireuille, Ville neuve les salines, sont davantage touchés par les grosses chaleurs, en raison de la densité du bâti, de la mauvaise isolation thermique des bâtiment, de la hauteur des immeubles, du peu de végétation, et du bétonnage que d’autres communes : Lagord, Marsilly,…Et pourtant, la ville continue de construire, et anéantie de plus en plus les terres fertiles. Ces quartiers bénéficient peu des politiques de la ville visant à améliorer l’environnement. Prime à la rénovation énergétique, à l’achat d’un vélo électrique ou d’une voiture. Les commerçants et les anciens rochelais aux revenus modestes sont priés d’aller s’installer toujours plus loin, d’utiliser leur véhicule plus longtemps pour aller au travail ; d’être les premiers concernées par la mortalité routière, et de culpabiliser de ne pas avoir les moyens pour s’acheter un véhicules électrique.

Allez savoir pourquoi en France, les incinérateurs à déchets, émetteur de différents types de pollutions sont souvent installés près des quartiers populaires ?

L’ensemble des quartiers situés loin du centre (La périphérie de La Rochelle) apparaissent d’après une étude de la CDA, comme étant plus sensibles à la pollution due à l’ozone (trafic routier, activité touristique et conditions météorologiques estivales).

MCR est très sensible sur les questions qui portent autour de l’environnement de nos territoires, nous souhaitons considérer les quartiers et les communes avec égalité face au changement climatique et prendre en compte sérieusement les zones « Seveso » soumises aux réglementations strictes car potentiellement sujette à des accidents industriels majeurs. Nous regrettons de constater une carence en terme d’objectifs de la politique énergétique et de production d’énergies renouvelables pour La Rochelle et la CDA. Il y’a bien des initiatives diffuses mais pas de ligne directrice probante.

“Les problèmes du monde ne peuvent être résolus par des sceptiques ou des cyniques dont les horizons se limitent aux réalités évidentes. Nous avons besoin d’hommes capables d’imaginer ce qui n’a jamais existé”.

John F. Kennedy

Les risques majeures des territoires ne doivent pas être sous estimés ou pris à la légères. Il serait judicieux de sensibiliser et de former la population à la protection, de l’informer sur la surveillance des risques naturels et technologiques.

 

La loi n°2009-967 du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement, dans son article 44, prévoit de renforcer la politique de prévention des risques majeurs. Pour l’ensemble des acteurs de la collectivité, les enjeux liés aux risques naturels et technologiques vont concerner en premier lieu la protection des personnes, en ayant connaissance des risques et des réglementations associées et en respectant ces dernières, mais également la limitation des dommages directs (réparation, remise en état des bâtiments, etc.) et indirects (arrêt d’activité dans les entreprises, relogement de personnes évacuées, etc.), en appliquant une politique d’aménagement cohérente, en responsabilisant les acteurs et en informant la population.

 

Si à l’instar de St Exupéry vous considérez que nous n’héritons pas de la Terre de nos parents, mais que nous l’empruntons à nos enfants, rejoignez  le Mouvement Citoyen Rochelais et unissons nos énergies. La Rochelle a besoin de tous ses habitants pour préserver son environnement et servir d’exemple.