Environnement

Une croissance indéfinie est impossible, nous n’avons qu’une seule Terre, mais une civilisation du bonheur est possible. Les solutions existent, mais l’opinion les ignore car les structures actuelles et les détenteurs du pouvoir économique et politique s’y opposent.
René Dumont

L’environnement se définit comme l’ensemble des conditions naturelles et culturelles qui peuvent agir sur les organismes vivants et les activités humaines. 

Depuis les années 1970 le terme désigne le contexte écologique global, c’est-à-dire l’ensemble des conditions climatiques, chimiques, géographiques, physiques, biologiques, et culturelles au sein desquelles se développent les organismes vivants, et l’être humain en particulier.

L’environnement est composé des 5 éléments (bois, feu, terre, métal, eau) et inclut donc l’air, et les ressources naturelles, la flore, la faune, les hommes et leurs interactions sociales.
L’exploitation excessive des ressources naturelle de la planète fait courir à l’espèce humaine un danger réel.

La protection de l’environnement est un impératif pour notre société.

“Si l’homme et la femme sont heureux, ils ne consomment pas. C’est la frustration qui est la base du désir de consommation. Aussi, faut-il leur offrir d’inaccessibles modèles de beauté et de richesse, afin que la frustration les mène sur le chemin des achats.”
Michel Piquemal

Le problème que nous avons : c’est qu’un certain nombre d’élus de la majorité nous abreuve de discours et cherchent constamment à nous faire culpabilises sur l’état de la planète, ils oublient volontairement que ce sont les riches qui devraient culpabiliser en premier. Pas les citoyens du monde, et encore moins les citoyens rochelais !

« Et si nous devenions le premier territoire littoral urbain français à obtenir un bilan « zéro carbone » ?

C’est en tout cas l’ambitieux projet consortium rochelais […] associant sur le long terme tous les acteurs publics, privés et les citoyens.

Moins d’émissions, plus d’absorption : Le projet rochelais vise à la fois à diminuer la production de CO2 (grâce à la mobilité durable, aux énergies renouvelable, à la rénovation des bâtiments, à la valorisation des déchets et circuits locaux de recyclage, à l’accompagnement aux changements d’usage) et à mieux absorber le carbone en circulation dans l’atmosphère grâce à ce que l’on appelle les « puits de carbone », ils peuvent être artificiels (colonnes de phytoplancton) ou naturels (forêts, sols, océans). Le consortium sur la conception d’un « agrégateur » permettant notamment de calculer en temps réel les émissions de carbone ou l’impact de la mobilisation des habitants sur ces émissions. »

Extrait de Point Commun – n°106 – Avril 2018

  • Dans les déclarations du point commun n°106, la CDA ne dit pas un mot sur les véritables pollueurs !
  • Et n’aborde aucunes actions incitatives auprès des industriels du territoire

 

1- Prétendre atteindre un objectif zéro Carbone, et ignorer l’impact des gros pollueurs ; constitue pour nous une grave erreur !

2- Parler d’un objectif zéro Carbone, sans préciser le délais et les moyens nécessaires pour l’atteindre ; c’est mal définir l’objectif que l’on vise !

Un objectif de résultat se définit au minimum par un ensemble de moyens dédiés + un délais de réalisation.

3- Si l’Agglomération est définitivement retenue par le Secrétariat général pour l’Investissement pour son projet « 1er territoire littoral urbain zéro carbone », elle bénéficiera de 4,5 M€ par an sur 10 ans pour accélérer sa transition du territoire vers le « zéro carbone ». Compte tenu de l’ampleur de l’objectif de transition, du montant prévisionnel en jeu pour nos territoires, il est clair que sans le juste moyens et sans un délai arrété; la transition ne restera qu’un rêve inatteignable.

À quoi sert donc ce type de déclarations ?! Est ce le parfum de nouvelles promesses ?

Il n’y a certainement rien d’aussi inutile que de faire très efficacement ce qui ne devrait pas être fait du tout.

Peter Drucker

L’ONG britannique Oxfam a démontré dans son rapport intitulé « Inégalité extrême et émissions de CO2 » en 2015, que plus on est riche, plus on pollue !! Pourtant les responsables de nos territoires et certaines entreprises influentes s’entêtent à répéter qu’il est question de prise de conscience individuelle. Et tant qu’ils continuent de dénoncer la paille dans l’œil du voisin, ils ne regardent évidemment pas la poutre dans le leur.

 

Politiquement c’est habile.

 

La nature de l’œil ne leur permet de regarder qu’au dehors de leur bureau, ils ne peuvent pas se voir eux-mêmes ! Il est plus facile de blâmer les défauts des citoyens rochelais que de se prendre aux vrais pollueurs et de les assigner au banc des accusés.

La vérité, c’est que « les petits geste pour la planète » sont utiles mais insuffisants. C’est le pouvoir des puissants qu’il faut réduire. C’est eux qui enfoncent insidieusement l’humanité dans la crise et non les consommateurs.

Les 90 principales entreprises productrices de gaz, charbon, ciment et pétrole sont les premiers incriminés dans le dérèglement climatique. Les émissions de l’industrie, de l’extraction et de la combustion des énergies fossiles issues de ces multinationales ont contribué à près de la moitié de la hausse de la température moyenne du globe, et à 30 % de la montée des océans entre 1880 et 2010.

 

“Les comptes de résultats de Vivendi Environnement (rebaptisé Veolia), Suez-Lyonnaise des eaux, Thames Water et Aqua Mundo préoccupent apparemment plus la Commission européenne que l’accès gratuit à l’eau des habitants de soixante-douze pays parmi lesquels les plus pauvres de la planète.”

 

Raoul Marc Jennar et Laurence Kalafatides –

L’AGCS : Quand les Etats abdiquent face aux multinationales – 2007 – Page 92

 

  • Une personne qui fait partie du 1 % le plus riche au monde génère en moyenne 175 fois plus de CO 2 qu’une personne se situant dans les 10 % les plus pauvres.
  • 10 % des plus riches de la planète sont responsables de plus 50 % des émissions de CO 2.
  • Leurs émissions cumulées représentent 63 % du CO 2 industriel mondial et du méthane émis entre 1751 et 2010.

 

L’entreprise Total est classée en 17e position sur les 90 !!

 

Le citoyen doit savoir également que depuis 2000, 70 % des investissements du secteur énergétique sont allés dans les énergies fossiles (selon le rapport 2016 de l’Agence Internationale de l’énergie).

C’est ainsi qu’en 2016, un montant estimé de 825 milliards de dollars a été investi dans les énergies fossiles et les secteurs générant des émissions de gaz à effet de serre (GES) élevées.

 

Les 20 plus grandes entreprises du secteur [de la viande et des produits laitiers] ont émis en 2016 plus de gaz à effet de serre que toute l’Allemagne.

Si ces entreprises étaient un pays, elles seraient le 7e émetteur de gaz à effet de serre !!

 

Les trois principaux producteurs de viande (JBS, Tyson, Cargil) polluent autant que les principaux pétroliers (Shell, BP, Exxon).

Le système alimentaire mondiale est ainsi responsable de 25 % des émissions de CO2 mondiales par le biais de géants américains tels que le groupe General Mills qui ressemble 43 marques.

Les responsables du changement climatique ne sont pas les rochelais qui mangent leur huitres, ou font le plein d’essence à Leclerc pour aller au travail dans le centre ville. Ce sont plutôt les grandes firmes qui saccagent pour le profit d’une minorité d’actionnaire, au détriment de nos territoires, de la planète et du reste des êtres humains. Le rouleau compresseur de leur développement économique n’a aucune considération environnementale et sociale. Seul leur profit compte.

 

« 1 % le plus riche de la planète a accaparé 82 % de la richesse créée en 2017.

Inversement, 3,7 milliards de personnes, soit 50 % de la population mondiale, n’ont pas touché le moindre bénéfice de la croissance mondiale l’an dernier. »

Oxfam

La moyenne mondiale d’émission CO2 par habitant est de 6,2 tonnes par an. Elle est de 0,1 tonne d’équivalent CO2 pour les habitants les plus pauvres (moins de 4,40 $ par jour) du Rwanda, Mozambique et Malawi.

Soit 2000 fois moins que le 1 % le plus riche (Américains, Saoudiens, Singapouriens, Luxembourgeois) avec des émissions supérieure à 200 tonnes par individu et par an.

 

Alors que le salaire médian du français est à 1797 € nets par mois et que beaucoup de familles rochelaises ont du mal à boucler leurs fins de mois ; en 2017, nous avons appris que les 1 % des français les plus riches font de l’évasion fiscale à hauteur de 80 milliards (22 % des ressources brutes de la France) par an. Ils ne donnent pas un centimes de leur immense fortune aux impôts (défiscalisation oblige). Et n’investissent naturellement pas cet argent dans la transition énergétique ou dans la république. Ils possèdent des Yacht, et des jet privés pour voyager autour de la planète et émettent sans culpabilité bien plus de gaz a effet de serre que nos véhicules.

En 2015, le chiffre d’affaire de Total s’élevait a 156 milliards €, pour un bénéfice de 4,7 mrd €. La même année la multinational (classée 17e grand pollueur du monde) n’a pas payé un eurs en impôts sur les sociétés. Comment total a fait ? L’entreprise a fait des montages financiers complexes a travers ses filiales aux Bermudes pour organiser « légalement » son évasion fiscale. C’est ainsi que les grands pollueurs de la planète s’exonère également de leur impacts : climatiques, sanitaires et sociaux et environnementaux ! Les conséquences sont dramatiques pour les écosystèmes, sur l’exploitation des communautés locales (en afrique notamment), pour les employés.

C’est le cas dans de nombreux secteurs : l’exploitation des métaux terre rares, des hydrocarbures, gaz de schiste, déforestation,…

Les multinationales salissent, les fonds de pension, actionnaires et banques s’enrichissent plus encore et le contribuable règlent la facture des dégâts et le coût de l’adaptation des infrastructures (Gabut – Port neuf -…). La majorité des secteurs polluants sont exonérés de taxe à la hauteur de leur impact environnemental, ou bien font de l’évasion fiscale.

Nous citoyens, nous payons la TVA sur les consommations de produits énergétiques, les impôts directs, facture des dégâts…Et à défaut d’alternative des pouvoirs publics, nous ne pouvons nous soustraire de faire nos pleins de carburants, de nous chauffer l’hiver,…

Les exploitants de ses ressources font du lobbying pour protéger leur profits et intérêt et se trouvent être sont souvent les employeurs de nombreux chercheurs climatosceptiques.

À la Rochelle, il ne faut pas que l’on se trompe de cible. Notons que les inégalités environnementales se cachent actuellement et se débusquent partout où règnent les inégalités sociales. Les citoyens ne respirent pas la même qualité d’air partout. Il sera plus pollué dans certains quartiers proche de zones industrielles que dans le centre ville ou au bord du mail.

Certains dirons que sur la façade atlantique, l’agglomération de La Rochelle jouit d’un climat très doux et tempéré bénéficiant de plus de 2 600 heures d’ensoleillement par an.
 Les vents (plutôt d’orientation ouest et sud- ouest) sont généralement soutenus et apparaissent comme un
 paramètre important dans la dispersion des polluants dans l’atmosphère. Ce que l’on ressent parfaitement du côté de Chef de Baie.

Mireuille, Ville neuve les salines, sont davantage touchés par les grosses chaleurs, en raison de la densité du bâti, de la mauvaise isolation thermique des bâtiment, de la hauteur des immeubles, du peu de végétation, et du bétonnage que d’autres communes : Lagord, Marsilly,…Et pourtant, la ville continue de construire, et anéantie de plus en plus les terres fertiles. Ces quartiers bénéficient peu des politiques de la ville visant à améliorer l’environnement. Prime à la rénovation énergétique, à l’achat d’un vélo électrique ou d’une voiture. Les commerçants et les anciens rochelais aux revenus modestes sont priés d’aller s’installer toujours plus loin, d’utiliser leur véhicule plus longtemps pour aller au travail ; d’être les premiers concernées par la mortalité routière, et de culpabiliser de ne pas avoir les moyens pour s’acheter un véhicules électrique.

Allez savoir pourquoi en France, les incinérateurs à déchets, émetteur de différents types de pollutions sont souvent installés près des quartiers populaires ?

L’ensemble des quartiers situés loin du centre (La périphérie de La Rochelle) apparaissent d’après une étude de la CDA, comme étant plus sensibles à la pollution due à l’ozone (trafic routier, activité touristique et conditions météorologiques estivales).

MCR est très sensible sur les questions qui portent autour de l’environnement de nos territoires, nous souhaitons considérer les quartiers et les communes avec égalité face au changement climatique et prendre en compte sérieusement les zones « Seveso » soumises aux réglementations strictes car potentiellement sujette à des accidents industriels majeurs. Nous regrettons de constater une carence en terme d’objectifs de la politique énergétique et de production d’énergies renouvelables pour La Rochelle et la CDA. Il y’a bien des initiatives diffuses mais pas de ligne directrice probante.

“Les problèmes du monde ne peuvent être résolus par des sceptiques ou des cyniques dont les horizons se limitent aux réalités évidentes. Nous avons besoin d’hommes capables d’imaginer ce qui n’a jamais existé”.

John F. Kennedy

Les risques majeures des territoires ne doivent pas être sous estimés ou pris à la légères. Il serait judicieux de sensibiliser et de former la population à la protection, de l’informer sur la surveillance des risques naturels et technologiques.

 

La loi n°2009-967 du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement, dans son article 44, prévoit de renforcer la politique de prévention des risques majeurs. Pour l’ensemble des acteurs de la collectivité, les enjeux liés aux risques naturels et technologiques vont concerner en premier lieu la protection des personnes, en ayant connaissance des risques et des réglementations associées et en respectant ces dernières, mais également la limitation des dommages directs (réparation, remise en état des bâtiments, etc.) et indirects (arrêt d’activité dans les entreprises, relogement de personnes évacuées, etc.), en appliquant une politique d’aménagement cohérente, en responsabilisant les acteurs et en informant la population.

 

Si à l’instar de St Exupéry vous considérez que nous n’héritons pas de la Terre de nos parents, mais que nous l’empruntons à nos enfants, rejoignez  le Mouvement Citoyen Rochelais et unissons nos énergies. La Rochelle a besoin de tous ses habitants pour préserver son environnement et servir d’exemple.