Le grand problème de la démocratie est l’individualisme…

Ce qui caractérise le monde contemporain ce sont, bien sûr, les crises, les contradictions, les oppositions, les fractures, mais ce qui me frappe surtout, c’est l’insignifiance. Prenons la querelle entre la droite et la gauche. Elle a perdu son sens. Les uns et les autres disent la même chose. Depuis 1983, les socialistes français ont fait une politique, puis M. Balladur a fait la même politique ; les socialistes sont revenus, ils ont fait, avec Pierre Bérégovoy, la même politique ; M. Balladur est revenu, il a fait la même politique ; M. Chirac a gagné l’élection de 1995 en disant : « Je vais faire autre chose » et il a fait la même politique.

 

Les responsables politiques sont impuissants. La seule chose qu’ils peuvent faire, c’est suivre le courant, c’est-à-dire appliquer la politique ultralibérale à la mode. Les socialistes n’ont pas fait autre chose, une fois revenus au pouvoir. Ce ne sont pas des politiques, mais des politiciens au sens de micropoliticiens (sans scrupules). Des gens qui chassent les suffrages par n’importe quel moyen. Ils n’ont aucun programme.

Leur but est de rester au pouvoir ou de revenir au pouvoir, et pour cela ils sont capables de tout.

Il y a un lien intrinsèque entre cette espèce de nullité de la politique, ce devenir nul de la politique et cette insignifiance dans les autres domaines, dans les arts, dans la philosophie ou dans la littérature. C’est cela l’esprit du temps. Tout conspire à étendre l’insignifiance.

 

La politique est un métier bizarre. Parce qu’elle présuppose deux capacités qui n’ont aucun rapport intrinsèque.

  • La première, c’est d’accéder au pouvoir. Si on n’accède pas au pouvoir, on peut avoir les meilleures idées du monde, cela ne sert à rien ; ce qui implique donc un art de l’accession au pouvoir.
  • La seconde capacité, c’est, une fois qu’on est au pouvoir, de savoir gouverner.

 

Rien ne garantit que quelqu’un qui sache gouverner sache pour autant accéder au pouvoir.

 

Dans la monarchie absolue, pour accéder au pouvoir il fallait flatter le roi, être dans les bonnes grâces de Mme de Pompadour. Aujourd’hui dans notre « pseudo-démocratie », accéder au pouvoir signifie être télégénique, flairer l’opinion publique.

 

Je dis « pseudo-démocratie » parce que j’ai toujours pensé que la démocratie dite représentative n’est pas une vraie démocratie.

 

Jean-Jacques Rousseau le disait déjà : les Anglais croient qu’ils sont libres parce qu’ils élisent des représentants tous les cinq ans, mais ils sont libres un jour pendant cinq ans, le jour de l’élection, c’est tout.

 

Non pas que l’élection soit pipée, non pas qu’on triche dans les urnes. Elle est pipée parce que les options sont définies d’avance. Personne n’a demandé au peuple sur quoi il veut voter. On lui dit : « Votez pour ou contre Maastricht ». Mais qui a fait Maastricht ?

Ce n’est pas le peuple qui a élaboré ce traité.

Il y a la merveilleuse phrase d’Aristote :

« Qui est citoyen ? Est citoyen quelqu’un qui est capable de gouverner et d’être gouverné. » 

Il y a des millions de citoyens en France. Pourquoi ne seraient-ils pas capables de gouverner ?

Parce que toute la vie politique vise précisément à le leur désapprendre, à les convaincre qu’il y a des experts à qui il faut confier les affaires. Il y a donc une contre-éducation politique. Alors que les gens devraient s’habituer à exercer toutes sortes de responsabilités et à prendre des initiatives, ils s’habituent à suivre ou à voter pour des options que d’autres leur présentent. Et comme les gens sont loin d’être idiots, le résultat, c’est qu’ils y croient de moins en moins et qu’ils deviennent cyniques.

Dans les sociétés modernes, depuis les révolutions américaine (1776) et française (1789) jusqu’à la seconde guerre mondiale (1945) environ, il y avait un conflit social et politique vivant. Les gens s’opposaient, manifestaient pour des causes politiques. Les ouvriers faisaient grève, et pas toujours pour de petits intérêts corporatistes. Il y avait de grandes questions qui concernaient tous les salariés. Ces luttes ont marqué ces deux derniers siècles.

On observe un recul de l’activité des gens. C’est un cercle vicieux. Plus les gens se retirent de l’activité, plus quelques bureaucrates, politiciens, soi-disant responsables, prennent le pas.

Ils ont une bonne justification : « Je prends l’initiative parce que les gens ne font rien. » Et plus ils dominent, plus les gens se disent : « C’est pas la peine de s’en mêler, il y en a assez qui s’en occupent, et puis, de toute façon, on n’y peut rien. »

La seconde raison, liée à la première, c’est la dissolution des grandes idéologies politiques, soit révolutionnaires (futuristes), soit réformistes (progressiste social), qui voulaient vraiment changer des choses dans la société. Pour mille et une raisons, ces idéologies ont été déconsidérées, ont cessé de correspondre aux aspirations, à la situation de la société, à l’expérience historique. Il y a eu cet énorme événement qu’est l’effondrement de l’URSS en 1991 et du communisme. Une seule personne, parmi les politiciens — pour ne pas dire les politicards — de gauche, a-t-elle vraiment réfléchi sur ce qui s’est passé ?

Pourquoi cela s’est- il passé et qui en a, comme on dit bêtement, tiré des leçons ?

 Alors qu’une évolution de ce type, d’abord dans sa première phase — l’accession à la monstruosité, le totalitarisme, le Goulag, etc. — et ensuite dans l’effondrement, méritait une réflexion très approfondie et une conclusion sur ce qu’un mouvement qui veut changer la société peut faire, doit faire, ne doit pas faire, ne peut pas faire. Rien !

Et que font beaucoup d’intellectuels ?

 Ils ont ressorti le libéralisme pur et dur du début du XIXe siècle, qu’on avait combattu pendant cent cinquante ans, et qui aurait conduit la société à la catastrophe. Parce que, finalement, le vieux Marx n’avait pas entièrement tort. Si le capitalisme avait été laissé à lui-même, il se serait effondré cent fois. Il y aurait eu une crise de surproduction tous les ans.

Pourquoi ne s’est-il pas effondré ?

 Parce que les travailleurs ont lutté, ont imposé des augmentations de salaire, ont créé d’énormes marchés de consommation interne. Ils ont imposé des réductions du temps de travail, ce qui a absorbé tout le chômage technologique. On s’étonne maintenant qu’il y ait du chômage. Mais depuis 1940 le temps de travail n’a pas diminué.

Les libéraux nous disent : « Il faut faire confiance au marché. » 

Mais les économistes académiques eux-mêmes ont réfuté cela dès les années 30. Ces économistes n’étaient pas des révolutionnaires, ni des marxistes !

Ils ont montré que tout ce que racontent les libéraux sur les vertus du marché, qui garantirait la meilleure allocation possible des ressources, la distribution des revenus la plus équitable, ce sont des aberrations !

Tout cela a été démontré. Mais il y a cette grande offensive économico-politique des couches gouvernantes et dominantes qu’on peut symboliser par les noms de M. Reagan et de Mme Thatcher, et même de François Mitterrand !

Il a dit : « Bon, vous avez assez rigolé. Maintenant, on va vous licencier », on va éliminer la « mauvaise graisse », comme avait dit M. Juppé 

« Et puis vous verrez que le marché, à la longue, vous garantit le bien-être. » A la longue. En attendant, il y a 12,5 % de chômage officiel en France !

 

La crise n’est pas une fatalité 

On a parlé d’une sorte de terrorisme de la pensée unique, c’est-à-dire une non-pensée. Elle est unique en ce sens qu’elle est la première pensée qui soit une non-pensée intégrale.

Pensée unique libérale à laquelle nul n’ose s’opposer.

Qu’était l’idéologie libérale à sa grande époque ? 

Vers 1850, c’était une grande idéologie parce qu’on croyait au progrès. Ces libéraux-là pensaient qu’avec le progrès il y aurait élévation du bien-être économique. Même quand on ne s’enrichissait pas, dans les classes exploitées, on allait vers moins de travail, vers des travaux moins pénibles : c’était le grand thème de l’époque.

Benjamin Constant le dit : « Les ouvriers ne peuvent pas voter parce qu’ils sont abrutis par l’industrie [il le dit carrément, les gens étaient honnêtes à l’époque !], donc il faut un suffrage censitaire. »

Par la suite, le temps de travail a diminué, il y a eu l’alphabétisation, l’éducation, des espèces de Lumières qui ne sont plus les Lumières subversives du XVIIIe siècle mais des Lumières qui se diffusent tout de même dans la société. La science se développe, l’humanité s’humanise, les sociétés se civilisent et petit à petit on arrivera à une société où il n’y aura pratiquement plus d’exploitation, où cette démocratie représentative tendra à devenir une vraie démocratie.

Mais cela n’a pas marché !

Donc les gens ne croient plus à cette idée. Aujourd’hui ce qui domine, c’est la résignation ; même chez les représentants du libéralisme.

Quel est le grand argument, en ce moment ? 

« C’est peut-être mauvais mais l’autre terme de l’alternative était pire. » Et c’est vrai que cela a glacé pas mal les gens. Ils se disent :

« Si on bouge trop, on va vers un nouveau Goulag. » Voilà ce qu’il y a derrière cet épuisement idéologique et on n’en sortira que si vraiment il y a une résurgence d’une critique puissante du système. Et une renaissance de l’activité des gens, d’une participation des gens.

Çà et là, on commence quand même à comprendre que la « crise » n’est pas une fatalité de la modernité à laquelle il faudrait se soumettre, « s’adapter » sous peine d’archaïsme. On sent frémir un regain d’activité civique. Alors se pose le problème du rôle des citoyens et de la compétence de chacun pour exercer les droits et les devoirs démocratiques dans le but — douce et belle utopie — de sortir du conformisme généralisé.

Pour en sortir, faut-il s’inspirer de la démocratie athénienne ?

Qui élisait-on à Athènes ? On n’élisait pas les magistrats. Ils étaient désignés par tirage au sort ou par rotation.

Pour Aristote, souvenez-vous, un citoyen, c’est celui qui est capable de gouverner et d’être gouverné. Tout le monde est capable de gouverner, donc on tire au sort. La politique n’est pas une affaire de spécialiste. Il n’y a pas de science de la politique. Il y a une opinion, la doxa des Grecs, il n’y a pas d’épistémè (bagage de connaissance).

L’idée selon laquelle il n’y a pas de spécialiste de la politique et que les opinions se valent est la seule justification raisonnable du principe majoritaire. Donc, chez les Grecs, le peuple décide et les magistrats sont tirés au sort ou désignés par rotation. Pour les activités spécialisées — construction des chantiers navals, des temples, conduite de la guerre -, il faut des spécialistes. Ceux-là, on les élit.

C’est cela, l’élection. Election veut dire « choix des meilleurs ».

Là intervient l’éducation du peuple. On fait une première élection, on se trompe, on constate que, par exemple, Périclès est un déplorable stratège, eh bien on ne le réélit pas ou on le révoque.

Mais il faut que la doxa soit cultivée.

Et comment une doxa concernant le gouvernement peut-elle être cultivée ?

En gouvernant.

Donc la démocratie — c’est important — est une affaire d’éducation des citoyens, ce qui n’existe pas du tout aujourd’hui.

 

« Se reposer ou être libre »

Récemment, un magazine a publié une statistique indiquant que 60 % des députés, en France, avouent ne rien comprendre à l’économie. Des députés qui décident tout le temps ! En vérité, ces députés, comme les ministres, sont asservis à leurs techniciens. Ils ont leurs experts, mais ils ont aussi des préjugés ou des préférences. Si vous suivez de près le fonctionnement d’un gouvernement, d’une grande bureaucratie, vous voyez que ceux qui dirigent se fient aux experts, mais choisissent parmi eux ceux qui partagent leurs opinions. C’est un jeu complètement stupide et c’est ainsi que nous sommes gouvernés.

Les institutions actuelles repoussent, éloignent, dissuadent les gens de participer aux affaires. Alors que la meilleure éducation en politique, c’est la participation active, ce qui implique une transformation des institutions qui permette et incite à cette participation.

 L’éducation devrait être beaucoup plus axée vers la chose commune. Il faudrait comprendre les mécanismes de l’économie, de la société, de la politique, etc.

Les enfants s’ennuient en apprenant l’histoire alors que c’est passionnant. Il faudrait enseigner une véritable anatomie de la société contemporaine, comment elle est, comment elle fonctionne. Apprendre à se défendre des croyances, des idéologies.

 Aristote a dit : « L’homme est un animal qui désire le savoir. » C’est faux.

L’homme est un animal qui désire la croyance, qui désire la certitude d’une croyance, d’où l’emprise des religions, des idéologies politiques. Dans le mouvement ouvrier, au départ, il y avait une attitude très critique. Prenez le deuxième couplet de L’Internationale, le chant de la Commune :

« Il n’est pas de Sauveur suprême, ni Dieu — exit la religion — ni César, ni tribun » — exit Lénine !

Aujourd’hui, même si une frange cherche toujours la foi, les gens sont devenus beaucoup plus critiques. C’est très important. La scientologie, les sectes, ou le fondamentalisme, c’est dans d’autres pays, pas chez nous, pas tellement. Les gens sont devenus beaucoup plus sceptiques. Ce qui les inhibe aussi pour agir.

Périclès dans le discours aux Athéniens dit : « Nous sommes les seuls chez qui la réflexion n’inhibe pas l’action. » C’est admirable !

Il ajoute : « Les autres, ou bien ils ne réfléchissent pas et ils sont téméraires, ils commettent des absurdités, ou bien, en réfléchissant, ils arrivent à ne rien faire parce qu’ils se disent, il y a le discours et il y a le discours contraire. » 

Actuellement, on traverse une phase d’inhibition, c’est sûr. Chat échaudé craint l’eau froide. Il ne faut pas de grands discours, il faut des discours vrais.

De toute façon il y a un irréductible désir. Si vous prenez les sociétés archaïques ou les sociétés traditionnelles, il n’y a pas un irréductible désir, un désir tel qu’il est transformé par la socialisation. Ces sociétés sont des sociétés de répétition.

On dit par exemple : « Tu prendras une femme dans tel clan ou dans telle famille. Tu auras une femme dans ta vie. Si tu en as deux, ou deux hommes, ce sera en cachette, ce sera une transgression. Tu auras un statut social, ce sera ça et pas autre chose. »

Or, aujourd’hui, il y a une libération dans tous les sens du terme par rapport aux contraintes de la socialisation des individus. On est entré dans une époque d’illimitation dans tous les domaines, et c’est en cela que nous avons le désir d’infini. Cette libération est en un sens une grande conquête. Il n’est pas question de revenir aux sociétés de répétition. Mais il faut aussi — et c’est un très grand thème — apprendre à s’autolimiter, individuellement et collectivement. La société capitaliste est une société qui court à l’abîme, à tous points de vue, car elle ne sait pas s’autolimiter. Et une société vraiment libre, une société autonome, doit savoir s’autolimiter, savoir qu’il y a des choses qu’on ne peut pas faire ou qu’il ne faut même pas essayer de faire ou qu’il ne faut pas désirer.

Nous vivons sur cette planète que nous sommes en train de détruire, et quand je prononce cette phrase je songe aux merveilles, je pense à la mer Egée, je pense aux montagnes enneigées, je pense à la vue du Pacifique depuis un coin d’Australie, je pense à Bali, aux Indes, à la campagne française qu’on est en train de désertifier. Autant de merveilles en voie de démolition. Je pense que nous devrions être les jardiniers de cette planète. Il faudrait la cultiver. La cultiver comme elle est et pour elle-même. Et trouver notre vie, notre place relativement à cela. Voilà une énorme tâche. Et cela pourrait absorber une grande partie des loisirs des gens, libérés d’un travail stupide, productif, répétitif, etc. Or cela est très loin non seulement du système actuel mais de l’imagination dominante actuelle. L’imaginaire de notre époque, c’est celui de l’expansion illimitée, c’est l’accumulation de la camelote — une télé dans chaque chambre, un micro-ordinateur dans chaque chambre -, c’est cela qu’il faut détruire. Le système s’appuie sur cet imaginaire- là.

 

La liberté, c’est très difficile. Parce qu’il est très facile de se laisser aller. L’homme est un animal paresseux. Il y a une phrase merveilleuse de Thucydide : « Il faut choisir : se reposer ou être libre. » Et Périclès dit aux Athéniens : « Si vous voulez être libres, il faut travailler. » Vous ne pouvez pas vous reposer. Vous ne pouvez pas vous asseoir devant la télé. Vous n’êtes pas libres quand vous êtes devant la télé. Vous croyez être libres en zappant comme un imbécile, vous n’êtes pas libres, c’est une fausse liberté. La liberté, c’est l’activité. Et la liberté, c’est une activité qui en même temps s’autolimite, c’est- à-dire sait qu’elle peut tout faire mais qu’elle ne doit pas tout faire. C’est cela le grand problème de la démocratie et de l’individualisme.

Cornelius Castoriadis

Texte tiré de « Là-bas si j’y suis » sur France-Inter

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L’adaptation de la ville au vieillissement…

Le fait est connu : les habitants de La Rochelle vieillissent. Les enjeux sont colossaux. Emerger sur la thématique des seniors n’est jamais évident…

La  population des plus de 85 ans va doubler d’ici à 2050, être en Ehpad coûte cher : près de 2 000 euros par mois, une fois les aides déduites.

D’ici trois décennies, le nombre de personnes âgées de plus de 80 ans en France aura augmenté de 94 %, atteignant ainsi près de 7 millions de personnes. Pourtant, le vieillissement est encore un sujet tabou et peu relayé par les élus. Comment sensibiliser les Rochelais et leurs élus à cette problématique ?

L’explosion programmée du nombre de personnes dépendantes ne peut qu’assombrir l’horizon des comptes publics.

Grâce au maintien à domicile, les entrées en Ehpad (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) se font de plus en plus tard. Une fois que les pathologies rendent l’action des aidants impossible. Toutefois, si la durée de vie moyenne d’un résident est de deux ans et demi, cet hébergement a un prix.

Selon l’étude de la Fédération nationale de la Mutualité Française (FNMF), il en coûte en moyenne 2 000 euros par mois. Et ce, une fois toutes les aides déduites. Pour les plus dépendants, la facture peut même monter jusqu’à 2 450 euros par mois.

Soit un hébergement annuel par personne qui approche les  30 000 euros !!

Pour de nombreuses familles rochelaises, le reste à charge est supé- rieur aux ressources des résidents. La FNMF en a fait la démonstration : alors que trois ans d’Ehpad coûtent près de 89 100 euros ; la totalité des aides cumulées n’atteint que 17 000 euros. Résultat, les familles doivent financer elles mêmes le solde de facture ; soit 72 000 euros.

Les familles financent à peut près quatre fois le montant d’aides publique.

Sans qu’il est de justifications objectives ; signalons que les prix pratiqués par les Ehpad ne sont pas tous les mêmes. Un mois d’hébergement en Ehpad en Charente-Maritime peut être supérieur à 2500 euros ; alors qu’en Dordogne il est de 2195 euros.

La durée de vie moyenne en Ehpad est de deux ans et demi. Et, tout le monde ne vieillit pas de la même manière ; et n’a pas les mêmes services (les inégalité sociales existent).

Près de la moitié des résidents des Ehpad souffre de troubles démentiels, en particulier de la maladie d’Alzheimer.

Le maintien à domicile n’est pas à la porté de toutes les familles. Là aussi, les restes à charge respectent élevés. En particulier quand la santé de la personne dépendante nécessite une présence soutenue. Ainsi, une aide à temps plein coûte environ 4 750 euros par mois. 1700 euros est le montant plafond de l’APA qu’une personnes âgée en perte d’autonomie peut recevoir.

Quelles sont les outils mis en place par les élus sortant pour améliorer l’accueil des ainés, accompagner les familles dans leurs démarches,  nourrir le secteur en informations nouvelles sur les mesures d’aides ?

Les EHPAD de la CDA, qui ont pour vocation d’être des lieux de vie et de soins ; disposent-ils des ressources et des moyens nécessaires pour prendre en charge nos anciens ? Qu’en est-il de la maltraitance et de la bien traitance dans les établissements de la CDA ?

Pénurie des maisons de retraite, coût de la dépendance, prise en charge de la maladie d’Alzheimer, valorisation de l’identité des personnes âgées, autant de problématiques sur lesquelles  nous comptons agir dès 2020.

Une ville qui change : ce sont des élus Rochelais qui abordent des problématiques sociétales avec écoute, sérieux, humilité et efficacité. Nous souhaitons nous engager dans ce travail nécessaire.

Elections municipales mars 2020

Dans quelques mois, vous allez devoir désigner la nouvelle équipe municipale et celle de la CDA. Si vous souhaitez que les choses s’améliorent, que les projets de nos communes et de nos quartiers avancent plus vite , et qu’ensemble nous puissions écrire  l’histoire de notre ville, alors MOBILISEZ-VOUS dès maintenant  et rejoignez notre Mouvement ouvert et inclusif.

Transport & mobilité urbaine

Depuis le 1er janvier 2015, 11 villes françaises, notamment Lille, Nantes, Rennes, ou encore Strasbourg, bénéficient du statut de métropole. C’est le cas également de Bordeaux, qui s’est doté le 6 février dernier d’une Charte des Mobilités pour l’ensemble de sa métropole. Invité à cette occasion voici ma vision des grands enjeux de la mobilité intelligente dans nos villes-Monde au XXIème siècle, que je vous partage ici.

Les villes sont avant tout des lieux de vie, de partage, de mixité. Le XXIème siècle se caractérise par une explosion du phénomène urbain. Ce changement d’échelle nous donne à voir de façon plus nette les vulnérabilités socio-territoriales urbaines, qui sont elles-mêmes en train de changer d’échelle. La vulnérabilité traverse toutes les dimensions de la ville : sociale, économique, géographique, culturelle, etc. Cette tendance nous oblige à réfléchir à la manière dont l’intelligence urbaine doit faire face pour apporter à ces nouvelles métropoles une identité socio-territoriale forte, une meilleure qualité de vie avec de nouveaux services et usages, ainsi qu’un niveau satisfaisant d’acceptabilité des citoyens.

La mobilité, fer de lance des métropoles
Dans ce contexte, la mobilité apparaît comme l’un des axes de travail essentiels à prendre en compte pour construire nos métropoles de demain. Elle constitue l’un des enjeux majeurs de la vie urbaine. La problématique de la mobilité ne peut pas être abordée sous l’angle de solutions sectorielles, strictement géographiques ou technologiques. Elle doit être considérée comme l’un des fers de lance de la construction d’un projet urbain métropolitain. L’avenir d’une métropole est un projet urbain qui doit être porté par une vision à moyen terme, incluant la vie sociale, citoyenne, économique et culturelle de ses habitants. La mobilité est une clé qui permet de penser de manière concrète un continuum indispensable dans le changement d’échelle qu’impose la métropole. Elle permet d’envisager l’espace urbain de manière globale puisque l’objectif est d’irriguer des territoires étendus dotés de densités différentes.

Dans un monde urbanisé qui change, où un peu de moins de 10% de la population mondiale vit dans 35 mégalopoles, la dimension socio-territoriale vient croiser d’autres problématiques fortes : le changement climatique, l’épuisement des ressources naturelles, a pollution d’une part, mais aussi la sécurité des territoires et la continuité des services en cas de crise d’autre part. Il est indispensable de tenir compte de ces problématiques pour élaborer des solutions sytémiques viables, en termes de mobilité, pour nos villes.

Des villes vulnérables
Quelques exemples de cette vulnérabilité socio-territoriale à l’international. Hyderabad, en Inde, 6ème ville du monde de par sa population, vient ainsi d’accueillir la Conférence Mondiale de l’association Metropolis. Elle ambitionne aujourd’hui de concurrencer Bangalore sur la scène mondiale en devenant la nouvelle capitale indienne de la technologie. Elle fait néanmoins face, dans cette voie de métropolitisation, à de sérieuses difficultés, notamment dans le domaine de la mobilité. Sa première ligne de métro est tout juste en cours de finalisation. Je citerais une comparaison intéressante entre Rio de Janeiro et Shanghai. En 1993, Rio comptait 2 lignes de métro ; en 2013, elle n’en avait toujours que 2, l’une d’entre elles ayant simplement été un peu prolongée. En 1993, Shanghai n’avait pas de métro. En 2013, elle pouvait s’appuyer sur un réseau dense de nombreuses lignes couvrant son territoire, manifestation d’un projet urbain étayant son développement.

Autre exemple significatif, la ville du Cape Town en Afrique du Sud, dans laquelle un grand projet d’autoroute fut brutalement arrêté il y a 25 ans, parce qu’il n’était pas adossé à un véritable projet urbain. Il a laissé dans le paysage urbain des traces aberrantes – comme ce pont coupé en plein milieu, qui sert aujourd’hui de décor pour les tournages de films.

Des projets réussis
On pense également à l’envahissement des deux-roues dans les rues des villes d’Asie du sud-est. À Hanoi par exemple, leur massification à outrance a dénaturé l’usage des espaces publics, en particulier des trottoirs qui sont, de façon traditionnelle dans ces pays, des lieux de vie et de partage entre les riverains. Il devient impossible d’y manger ou de s’y asseoir pour discuter, alors que ce sont des pratiques profondément ancrées dans la culture du pays.

On peut citer, à l’inverse, un exemple de projet urbain réussi. Medellin, en Colombie, a fait de son métrocâble bien plus qu’un simple moyen de transport. Il est devenu un véritable outil d’inclusion sociale, qui décloisonne les quartiers en les reliant. Chaque station du métrocâble a été conçue comme un espace de vie, d’intégration culturelle et d’expression artistique pour construire une société plus harmonieuse et plus équitable.

Écologie et mixité sociale
Je soulignerais pour finir le fait que la composante écologique de nos villes au XXIème siècle nous oblige à porter un regard systémique sur les différentes composantes de l’espace urbain. La ville, du fait des transports et des bâtiments, est très largement responsable de la production ade CO2. Raison majeure pour lesquelle il est indispensable d’aborder la question de la mobilité de façon systémique dans le cadre d’un projet urbain global et cohérent. C’est la direction qu’ont pris nos métropoles françaises avec les programmes Climat-Air et Energie-Territoires, que j’encourage à suivre et à renforcer.

L’expression de la vulnérabilité socio-territoriale se manifeste enfin dans le brassage que nous sommes capables de générer dans nos espaces publics, et la mobilité est devenue une expression forte de cette vulnérabilité devenue structurelle. En région parisienne, l’agression récente d’un chauffeur du RER A peut mener à une paralysie d’un axe clé du système de transport. Ce constat pourrait s’appliquer à de nombreuses villes en France et à l’étranger. Quid de la mixité des lignes Nord / Sud, Est / Ouest ? Des questions, qui amène à notre modèle de développement urbain et à le questioner.

Reconstruire le lien social
Le XXIème siècle révolutionne nos vies et nos transports par la technologie et la massification des objets communicants l’IoT (Internet des Objets). Elle fait aussi naître de nouveaux usages qui ouvrent la voie à des modèles inédits de développement socio-économique avec de nouvelles voies pour la mobilité urbaine. Au-delà des voitures connectées, des systèmes d’information en temps réel etc., voit émerger de nouveaux modèles économiques (économie du partage, collaborative ou de la multitude) qui sont source des voies, d’autres modes de socialisation dans l’espace urbain.

Nous voyons ainsi émerger de nouveaux paradigmes, sources de disruption. L’intelligence urbaine nous donne les moyens de reconstruire les liens sociaux, de vivre et travailler autrement en concevant de nouvelles infrastructures urbaines. C’est l’occasion de repenser la relation entre nous-mêmes et le centre-ville en allant vers des villes polycentriques, plus diversifiées, offrant un maillage plus fort de l’offre socio-culturelle. C’est aussi le moment d’envisager la démobilité, qui pourrait nous permettre d’envisager d’autres pistes de vie qui intègrent le local et la manère de vivre. À l’heure où la technologie, de l’hyper rapidité et l’hyper fluidité, c’est dans l’hyper proximité, concept qui m’est cher, que nous trouverons peut-être le moyen de rééquilibrer nos vies urbaines.

Pr. Carlos Moreno

Ce que les électeurs rochelais ne veulent plus !!

Les choix politiques de l’équipe sortante n’ont fait qu’affaiblir la municipalité et la CDA.

Les conséquences sont là, et les manifestations sont présentes dans notre vie de rochelais de tous les jours :

 

  • dégradation des services publics,
  • manque de personnel (à la mairie, à l’hôpital, dans les écoles élémentaires de nos quartiers,…),
  • sentiment d’agacement des agents territoriaux (grèves, burn out),
  • introduction dans le public de logiques d’entreprise  visant à réduire les coûts et à mettre en tension les agents ?),
  • insuffisance de places en crèches,
  • retard régulier des bus à cause d’un manque d’investissement dans la flotte de transport, temps d’attentes très long pour les demandes de logements sociaux (hlm – cil – …),
  • augmentation des demandes de repas à la banque alimentaire et au resto du cœur,
  • écoles municipales obligés à recruter des emplois précaires,
  • tarifs de cantines trop chers pour beaucoup de familles des quartiers,
  • le manque de salles de sport dont se plaignent les associations sportives,
  • disparition de nombreuses associations du vieux centre ville (théâtre de l’utopie, Dojo de judo de la place cacaud,…),
  • problèmes de sacs poubelles pour les riverain et les commerçants du centre ville,
  • difficultés de la circulation et rallongement du temps de trajet moyen pour aller au travail,
  • manque de stationnement pour les résidents et commerçants,
  • horodateurs et tarif de la fourrière trop élèves,
  • Déplacement du centre ville commerçants vers la zone de Puilboreau
  • grognes et insatisfactions des usagers,
  • non prise en compte de la controverse, du débat, de la dialectique émanent des rochelais et de l’opposition municipale
  • Ne supportent plus les querelles théâtrales et se méfient de la main tendues de ceux qui hier encore ont fait les vieux partis et les vieux systèmes

 

N’est ce pas une façon cynique de réduire la qualité des services municipaux ? D’introduire dans le public des logiques d’entreprise  visant à réduire les coûts et à mettre en tension les agents ? D’alimenter le rejet primaire de l’usager ? De le préparer insidieusement  à  bien accepter la vente du patrimoine de sa ville de naissance ou d’adoption (immeubles, terrains, maisons, écoles), l’externalisation et la privatisation des services de la ville et de la CDA ?

 

Indignons nous et ne soyons plus des citoyens consentants du « libéralisme conservateur » ! Nous pouvons être plus responsables, plus solidaires et plus efficients que par le passé !

L’endettement de la ville peut être salutaire pour résorber tous ces manquements, booster la croissance, améliorer la qualité et la durabilité des services publics que les usagers rochelais désirent.

L’investissement dans la ville et dans le capital humain peut avoir des effets multiplicateurs précieux pour l’emploi non délocalisable. Et cela profiterait à nos familles et à nos enfants. Ce sont les rêves qui donnent du travail.

Le Mouvement Citoyen Rochelais considère qu’un nouvel élan est possible ! Nous voulons une place plus forte pour la ville et pour la CDA au sein de la région nouvelle aquitaine. Parce que nous aimons passionnément la République, nous ne pouvons supporter l’idée  que les services publics de nos territoires puissent devenir de plus en plus privatisés et réservés uniquement aux gens qui peuvent payer !! Notre défi est de donner aux rochelais, à tous les rochelais, les moyens de bases pour réussir leurs projets personnels et pour contribuer à  leur tour à la transmission des biens publics aux générations futures.

Nous voulons que nos entreprises citoyennes puissent conquérir de nouveaux marchés dans les économies nouvelles ; qu’elles puissent construire dans la joie, l’humilité et la sagesse des ponts à l’échelle du monde, et que les salariés qui crées l’essentiel des richesses puissent avoir leur part de la réussite. Nous sommes des idéalistes pragmatiques, notre volonté est attelée au réel local et notre détermination nous donne la force du courage nécessaire à l’action politique. Pour retrouver l’esprit de conquête rochelais, améliorer notre attractivité, notre économie et notre service public ; la co-construction, le dialogue, et le respect mutuel sont impératifs. Notre détermination et le soutien de toutes les bonnes volontés locales de « gauche », « de droite », « des insoumis » et « du centre » conjugués peuvent bousculer toutes les fatalités.

Puisse tous les amoureux de la ville se réunir dans leur diversité pour choisir notre Projet Participatif Citoyen et nous aider à relever le défi.

  • Les membres du Mouvement Citoyen Rochelais veulent redonner du sens à la politique municipale de La ville,
  • Apporter leur vision du monde progressiste,
  • Prendre en considération la démocratie effective et
  • Faire avancer La Rochelle.

Nous n’avons qu’une responsabilité, celle à laquelle nos enfants nous obligent, celle pour les générations de rochelais futur, celle de gagner leur reconnaissance sinon nous mériterons leur mésestime.

Nous avons choisis !

Engagez-vous auprès du MCR, et passez à l’ACTION !

Quid es démocratie Rochelaise ?

A ses origines, le terme vient du grec “demos”, le peuple et de “kratos” le pouvoir : autrement dit c’est la compréhension du principe démocratique et son exercice par le peuple.

Si l’on s’accorde en général sur une définition large qui établit la démocratie comme un régime politique dans lequel la souveraineté appartient à la totalité des citoyens sans distinction de naissance, de fortune ou de capacité, le terme est polysémique et son interprétation varie d’un individu à l’autre. Ainsi, quand Lincoln déclarait avec enthousiasme : La démocratie, c’est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple, Churchill répliquait un siècle plus tard : “La démocratie est le pire des systèmes, à l’exclusion de tous les autres

 

Dans l’évolution de l’idée démocratique de notre époque, on peut schématiquement distinguer au concept trois transitions. La démocratie a d’abord été considérée comme

– Un moyen de la liberté. C’est à ce titre qu’elle s’est introduite dans les institutions sous sa forme exclusivement politique.

– Elle fut ensuite tenue pour un instrument de la justice, ce qui, outre les changements que cette interprétation entraînait dans l’organisation politique, provoqua son extension aux rapports économiques et sociaux.

– Enfin, la démocratie tend à assurer le contrôle de la collectivité sur la croissance économique et, à la limite, sur le bon usage de la prospérité (démocratie libérale).

Les transformations sociétales ont fait évoluer la notion même de la démocratie. A l’échelle de nos communes et quartiers, tel type de municipalité ou CDA s’accommode d’une forme de démocratie qui sera considérée comme insuffisante dans un autre espace géographique et dans une autre période. Barcelone, Grenoble ou Mons n’ont rien à voir avec Béziers, Fréjus, Hénin-Beaumont !

De cette observation, il en ressort que la démocratie locale, loin d’être permanente à La Rochelle ; n’est pas composée d’un mode d’emploi apte à fournir des recettes d’organisation politique et sociale universellement applicables. Elle ne peut vivre ici qu’en fonction des quartiers et des communes où elle s’enracine et dont elle enregistre les besoins et les vœux. Etre citoyen rochelais est une vraie responsabilité, et chacun peut avoir un rôle à jouer dans la cité océanne. La démocratie, tel que le MCR l’imagine va au delà du simple vote.

 

EST – ELLE EN DERIVE ?

Socrate affirmait déjà en assistant, au Vème siècle av. JC, à la naissance de la démocratie que celle-ci pouvait entrainer certaines dérives démagogiques. Son ancien élève, Platon, évoquait un régime de la « bêtise humaine », basé sur la convoitise, et qui ne reposerait pas selon lui sur la sagesse de ses représentants, mais sur la plus ou moins grande séduction que ces derniers parviendraient à établir sur le peuple. Si Aristote, se prononça en faveur du régime démocratique, ils mettra en garde ses contemporains contre les excès d’une « démocratie populaire » conduisant à la démagogie et à un égalitarisme néfaste. D’autres penseurs tels qu’Aristophane dans ses pièces de théâtre critiqueront également la démocratie en tournant en dérision la malhonnêteté des hommes politiques et la crédulité d’un grand nombre de citoyens.

Les arrangements d’appareils, font souvent fi de la volonté des électeurs ; les cuisines internes restent des mystères bien gardés; les spéculations d’investissement font prendre de plus en plus de risques à la ville, et les électeurs ont parfois le sentiment qu’ils vivent plus dans une partitocratie que dans une véritable démocratie moderne. Sans oublier, qu’il n’est pas rare que les représentant élus possédant des compétences techniques et faisant prévaloir les aspects techniques des problèmes de la ville au détriment des aspects humains ; font exactement le contraire des populistes. Ils essaient de remédier au syndrome de fatigue démocratique en privilégiant l’efficacité (très relative) par rapport à la légitimité, dans l’espoir que leurs pseudo bons résultats finiront par leur valoir l’approbation des habitants aux prochaines élections. Ils mettent des guirlandes de noël et des lumières pour mieux nous ruiner en fêtes, dépensent des fortunes pour les feux d’artifices du 14 juillet, jouent les Narcisses et distribuent quelques récompenses et cadeaux…Cela peut fonctionner un moment, mais comme chacun le sait, la gouvernance de la ville n’est pas seulement qu’une question de « bonne gestion » ou de séduction non sincère. Tôt ou tard, il faut aussi effectuer des choix éthiques, prendre en compte les réalités des administrés, être bienveillant, et donner du sens aux actions politiques ; ce qui nécessite de consulter davantage les citadins, les gens des quartiers, les commerçants, les entrepreneurs, les responsables associatifs, et les partenaires territoriaux. Les questions qui se posent sont alors les suivantes : comment les concertations doivent-elles se dérouler ? comment s’adapter aux circonstances et aux rencontres ? et qui doivent elles servir en premier ?

 

Un citoyen Rochelais nous a fait la confidence suivante :

« Les élus actuels prétendent que leur objectif commun est de servir la ville, mais en fait il s’agit d’une lutte de pouvoir entre des personnes issues du même parti politique. Ils ne représentent aujourd’hui que le point de vue de leur petit clan, leur intérêt personnel et l’intérêt de l’élite fortuné qui remplit les caisses de leur campagne. »

Cette déclaration laisse clairement entendre que ces représentants en exercice, nous représentent déjà plus !

 

LE GENIE DE LA DEMOCRATIE LOCALE EST RENTRE DANS L’ISOLOIR…DANS SA BOUTEILLE.

Les électeur rochelais se disent de plus en plus que : « la classe politique est pourrie, et que le système les ignore et  se moque d’eux !». Ils n’ont pas totalement tort.

Sur le terrain, nous constatons quotidiennement que les rochelais et les rochelaises veulent passer à autre chose, être davantage impliqués, pris en compte et remplacer l’espoir par l’espérance. De plus en plus, de citoyens souhaitent participer à la vie de la cité aux cotés de leurs élus et spécialistes sur les questions qui engagent l’avenir de leurs enfants. Leurs compétences, leurs formations et leurs sagesses de parents peuvent être des atouts pour les décisions importantes.

Osons le dire, certains  hommes politiques rochelais se sont montrés remarquablement stables à la mairie, à la CDA et au parlement. C’est une erreur que de penser que les choses vont durer !

Les gens ne supportent plus de les voir jouer les VIP dans les médias, manipuler nos émotions, et se comporter sans contrôle ! Les insultes, les violences et les trahisons qu’ils se manifestent ne font pas honneurs aux électeurs et à la politique.

 

Leur couverture médiatique est tel, que de nombreux rochelais se demandent si leur présence dans plusieurs supports locaux, ne constitue pas en définitive une prime reversée à leur partis trop représentés, en amont des prochaines élections ?!

 

Comment peuvent ils spéculer sur les résultats des prochaines élections, alors qu’ils ont déjà un mandat en exercice, et que leur légitimité actuelle reste à démontrer ?

 

Globalement, ces façons d’agir ne sont pas bonnes pour la démocratie locale et ce n’est pas bon pour les problèmes des gens comme vous et moi ! Leurs attitudes et leurs actes sont comme une érosion du respect des citoyens. La démocratie devrait être le régime politique sous lequel l’on peut regarder tout inconnu comme un ami et non comme « un partenaire ». Tout en se remplissant les poches de façon directe ou indirecte, ils font le jeu des parties extrêmes et mettent d’une certaine façon la démocratie locale en danger. Ignorant au passage que la bête à moitié sauvage peut se réveiller à tout moment et que celle ci reste difficilement contrôlable ; même à La Rochelle ! Platon écrivait d’ailleurs que la démocratie a inévitablement pour successeur la tyrannie à cause des excès de la liberté.

 

L’orgueil et la vanité ne font pas toujours bon ménage avec la démocratie.

 

Impuissants, et déconnectés du réel, ils ne partagent plus rien en commun avec les votants inscrits qui leur ont accordé jadis leur confiance. Sont ils encore représentatifs ?!

 

Contrairement à ce qu’ils laissent entendre, on peut également s’interroger sur la qualité de l’amour qu’ils portent aux bien commun rochelais, à leur mission et à la démocratie locale ?!

 

Combien d’handicapés et de demandeur d’emploi sont ils présent au Conseil municipale ou au conseil communautaire ? Combien de référendum populaire ont-ils été organisés sur les questions urbaines de la ville ? Ne freinent ils pas volontairement l’apparition de forces nouvelles, en maintenant le seuil électoral à 5 % ?

 

A chacun de chercher ses réponses.

Ce que nous constatons, c’est qu’a La Rochelle : les inégalités se creusent ; le chômage augmente et qu’ils ne font pas les transitions nécessaires pour l’écologie, l’économie, le social et l’éducation. Ils se contentent de jouer au ping pong, de se faire du tort mutuellement et de faire du buz.

 

Ils se disent ouvert à la diversité, mais il faut qu’elle leur soit docile. Ils se disent être à l’écoute et emphatique des rochelais, mais ne s’entendent pas parler en public et ne voient pas les expressions anti démocratique que leur ego exprime.

Proclament des vertus d’humanisme qu’ils ne s’appliquent pas, ne connaissent pas toujours les règles de bienséance élémentaires, ils vendent nos héritages que nous ont laissé nos anciens, et semblent ignorer totalement la vraie fraternité républicaine. Reclus dans leur tour d’ivoire, ils pensent parfois que leurs valeurs sont supérieures aux nôtres, que nous avons déjà oubliés qu’ils ont été  formés dans les creusets des anciennes sections politiques locales, et que nous n’avons pas vu la décoloration de leur valeurs au gré des opportunités qui se sont présentées à eux. Tout le contraire, de l’essence même des membres du Mouvement Citoyen Rochelais (MCR). Seul Parti régionaliste actuel qui reste authentique, ouverts et inclusifs. Pour nous, la démocratie est un trésor et nous nous associons qu’avec nos égaux !

 

Les responsables politiques locaux du moment doivent montrer aux rochelais que dans une démocratie libérale responsable, les politiciens peuvent se battre pour eux et non pour eux même  ! Sans violer les règles et l’intégrité de la personne. Un maire doit parler en qualité de maire pour ses concitoyens et un députés doit parler en sa qualité de député de la République pour tous les concitoyens. Nous regrettons que certains politiques tiennent encore des déclarations méprisantes à l’égard de leur semblable.

Ont ils oublié que toute la philosophie politique répète depuis deux mille ans que pour protéger la république il faut transmettre ses valeurs d’une génération à I’Autre ? Ça commence par le savoir être, l’éthique, la morale ; mais aussi par la pédagogie et la mise en pratique quotidienne de nos valeurs.

« Un homme qui s’aimait sans avoir de rivaux ; passait dans son esprit pour le plus beau du monde. Il accusait toujours les miroirs d’être faux. Vivant plus que content dans son erreur profonde. » Jean de la Fontaine

A chacun de se reconnaître où pas.

 

QUE FAIRE AUJOURD’HUI POUR PALLIER AUX LACUNES ACTUELLES DE LA DEMOCRATIE LOCALE ?

Forcé de reconnaître que le syndrome de fatigue démocratique est imputable à la démocratie représentative actuelle, avec ses structures et ses élus qui appartiennent au passé. Que la répétition à l’infini des mêmes pratiques et comportements des anciens membres issus du bipartisme, et de la tentation de faire avec les mêmes acteurs locaux une autre politique plus solidaire, plus responsable et écologique est une illusion. Les conflits exacerbés que les élus en place se témoignent, en pré-période électorale, discréditent une fois de plus la classe politique dans son ensemble, fragilisent notre système démocratique locale, donnent des motivations à  l’abstentionnisme  et desservent in finé nos patrimoines communs, nos emplois et par dessus tout notre modèle républicain. Ils devraient écouter ce que les rochelais ont à dire et se montrer plus calme et plus humble.

Il va de soi que le modèle de démocratie représentative actuel n’est clairement pas adapté aux enjeux d’aujourd’hui. On le voit par exemple avec l’environnement… La présence furtive des élus locaux dans les marches citoyennes en faveur du climat ou contre le glyphosate, ne devrait pas nous faire oublier la responsabilité politique et l’impuissance de nos élus face à la situation.

Rappelons ici, que c’est leur manque de considération écologique et leurs contradictions politique que nous sommes obligés de rattraper et de payer !

Ceci confirme d’ailleurs que les projets politiques de la ville ne peuvent plus être menés uniquement que par des personnes à qui on délègue notre confiance. Au lieu de faire aimer la démocratie aux gens, ils passent l’essentiel de leur temps à se battre pour rester au pouvoir en se rejetant réciproquement les fautes. Oublient leurs engagements et leurs promesses.

 

FAUT-IL PREFERER LA GAUCHE, LA DROITE OU LE CITOYEN ROCHELAIS ?

Nous souhaitons réveiller le désir de la démocratie et défendre les intérêts des habitants de notre ville ; compris ceux issus de l’immigration, et des nouveaux Rochelais. La liberté d’expression est un droit et la défense de la démocratie est un devoir pour chacun de nous.

Il nous paraît plus que jamais important de parier sur une révolution constructive de la démocratie permanente, de faire sauter certains verrous anti-démocratique et d’impliquer concrètement les habitants dans la gestion politique de leur ville.

Sur les questions importantes, nous pourrions établir une déclaration de politique générale pour définir les priorités et les orientations que l’on estime utiles aux Rochelais. Les déclarations et les projets importants pourront être soumis aux habitants de quartiers pour qu’ils puissent faire des amendements (corrections). Comme on le fait pour un article sur Wikipédia. Le politique locale rochelaise pourrait profiter des plateformes de travail collaboratif et des nouvelles technologies ; moyens efficaces pour faire vivre la démocratie de façon plus participative. Nous voulons redonner du pouvoir au Rochelais, afin qu’ils puissent avoir une plus grande capacité d’action et d’influence.

Un des objectifs du MCR est de produire progressivement de l’autonomie aux quartiers et aux communes. Nous ne supportons pas que les citoyens se réduisent à de simples consommateurs d’action publique et que les politiques demeurent souverainement les principaux producteurs d’offre.

Si comme nous, vous aspirez à un renouveau politique locale, que vous souhaitez rendre possible par des voies directes la participation politique des rochelais pour que nos quartiers et nos communes puissent en tirer bénéfice ; ne vous laissez pas séduire par les ruses et les malices des politiques de hier ; et sans autre forme de procès indiquons leur via notre Programme Participatif Citoyen : comment vous voulez vivre ! Le moment est venu de vous engagez vous auprès du seul mouvement citoyen de la région Nouvelle Aquitaine qui ambitionne d’innover en matière de démocratie. Indignez vous de ce qui ce passe sous vos yeux !

Et promettez leur que pour les élections municipales de 2020, vous êtes résolument prêt…à les remercier, car en toute chose il faut considérer la fin ;  que pour vous cher citoyen : la démocratie locale mérite plus de soins ; et qui n’a pas d’imagination n’a pas d’ailes.

Vive les Rochelais, vive la démocratie !

Rochelaise, Rochelais agissons, avec énergie ! Pour une ville plus riche, plus solidaire, et plus durable

Au mois de mars 2020, nous aurons une échéance essentielle pour notre ville :

La municipalité actuelle est dans une situation diffcile ; la grogne gagne de plus en plus les habitants et les entrepreneurs rochelais, beaucoup de contradictions symboliques dans les choix des politiques urbaines, les engagements de la ville sont de plus en plus lourdes pour le contribuable, de nouveaux problèmes se posent chaque jour

(hôpital de La Rochelle / Foire exposition, problème des ATSM, RTCR, piétonnisation du quai Dupérré, déplacement de monument aux morts en pierre, plateau nautique,  insuffisance de logements abordables, précarité, chomâge, désunion entre les élus,…). 

Manifestement, la politique de l’exécutif en place n’arrange presque rien et leur vision de la cité s’éloigne de plus en plus des attentes et des désirs des gens qui vivent la ville.

Quelque chose a déraillé dans le royaume de la municipalité ?!. Les infrastructures locales ont du mal à satisfaire les besoins des résidants, les tentatives de lifting urbanistique et les effets d’annonces ne suffisent plus à garder la confiance en l’avenir ; l’attractivité de la rochelle est loin d’être satisfaisante, le chômage gangrène les quartiers, et les promesses éléctorales des dirigeants deviennent des dettes insupportables pour bon nombre d’ élécteurs qui se sentent abandonnés. À l’heure où nous écrivons ces lignes, notre ville n’est plus aussi inspirante et humaniste qu’à l’époque du notre ancien Maire, M. Michel CRÉPEAU. Pour retrouver nos valeurs et nos ambitions économique, sociale et écologique ; nous devons tirer un enseignement rapide des politiques de l’ancien monde, retrouver nos forces intérieures, et réfléchir ensemble sur ce que nous voulons vraiment. Seuls les amoureux de la ville et une nouvelle génération de personnes motivés sont capables de penser et de construire demain.

Le Mouvement Citoyen Rochelais (MCR) souhaite être un acteur majeur des prochaines échéances électorales. Il va présenter un Programme Participatif Citoyen en phase avec les réalités, les contextes et les vrais besoins des quartiers et des communes de nos territoires.

Pour le MCR, seuls les regards et les pensées des citoyens comptent !

Nous voulons placer les rochelaises et les rochelais au coeur de notre projet. Et faire d’eux des acteurs et non des sujets. Pour cette raison, nous lançons dès maintenant une vaste consultation citoyenne pour connaître les ressentis et les attentes de chacun d’entre eux. Si vous le souhaitez ; vous pouvez vous aussi rejoindre nos cercles de réfexions sur les problématiques de la ville et de la CDA, et/ou nous faire part de vos idées et remarques directement sur la page “agissons ensemble”

Le site de notre Mouvement politique, vous permet en outre de devenir bénévole, sympathisant, membre ou bienfaiteur du MCR. Toutes les bonnes volontés et les énergies positives sont les bienvenues.

Que vous soyez concerné(e) par nos enjeux où que vous ayez envie de vous impliquer dans nos défis, retrouvons-nous dès à présent pour redonner à notre ville un visage humain, fraternel et conquérant. 

Nous avons besoin les uns des autres. Faisons notre part selon nos moyens, nos engagements, nos expériences afin que le moment venu, nous puissions enfin mettre le quotidien des rochelais .es au cœur des politiques de la ville.

Vos idées et vos contributions contribueront à alimenter positivement les réflexions de nos cercles ; nourriront notre Projet Participatif Citoyen (PPC), et nous aideront à mieux cerner les améliorations impératives que chacun est en droit d’attendre pour son quartier.

Les prochaines élections locales de 2020 ne sont que la première étape de nos intentions. Osons ensemble les vrais changement et retroussons nos manches  ; l’avenir a besoin de nous !

Les principaux objectifs du MCR consistent à  :

– élaborer et piloter et des projets participatifs citoyens pour la ville de La Rochelle, l’agglomération rochelaise, le Département de Charentes Maritimes, et la Nouvelle Région Aquitaine,

– Bâtir, autour de notre *plateforme ouverte, un programme solidaire, économique, social et environnemental pour un mieux vivre ensemble,

– Défendre au mieux notre modèle social et l’unité de notre République,

– Faire triompher la démocratie participative locale

Désigner et soutenir les candidats MCR dans les différentes élections politiques retenues

Le Mouvement Citoyen Rochelais est un mouvement politique ouvert, moderne et inclusif. Ses membres croient profondément que le changement ne peut venir que de la volonté des citoyens et de leurs actions. Est venu le moment de marcher ensemble vers une gouvernance démocratique différentes, transparente, participative et éthique.

Rejoignez notre Mouvement unitaire et devenons ensemble une authentique puissance d’action et d’invention !

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La situation du tourisme et du nautisme mondial, conduit le MCR à s’interroger sur le modèle Rochelais

Au vue de l’augmentation du nombre d’inscrit à Pôle emploi, du phénomène des gilets jaunes, des fuites massives de nos matières grises locales (des milliers d’étudiants quittent chaque année La Rochelle pour d’autre villes) ; de la situation socio-économique de la première circonscription ; on ne peut pas dire que les stratèges de la municipalité et de la CDA ont réussi avec talent à renforcer l’attractivité de nos quartiers et de nos communes.

Bien dire et faire sont deux !

Comme chacun peut le remarquer, une petite minorité d’investisseurs se partagent l’essentiel du secteur de l’immobilier, de la plaisance et du tourisme Rochelais. La grande majorité des jeunes artisans, commerçants et entrepreneurs locaux, n’ont que les miettes. Voilà pourtant où nous en sommes !

Est ce que la maire actuel veut rivaliser avec Michel CRÉPEAU en termes d’ « ambition visionnaire » ?

Cherche t’il à maintenir une ville touristique dans un désert socio-économique ?

Pour certains rochelais, le tourisme et le nautisme sont devenus à la fois une image de marque vieillie, une idéologie contestable et une chasse gardée pour quelques puissants.

Les effets conjugués de la croissance économique, de la pression démographique, du développement du tourisme estivale accentuent, d’année en année, les menaces qui pèsent sur notre avenir.

Selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (insee), la ville préfecture de Charente Maritime comptait en 2006, 77 196 habitants. En 2016, La Rochelle recense 75 736 habitants. Soit – 1460 habitants en moins !

Malgré la transformation urbaine, on peut légitiment se demander :

où sont passés nos habitants ? Faut-il remettre en cause les ambitions de la politique de densification urbaine initiée par l’équipe de Jean François Fountaine depuis 2014 ?

Le manque de construction de logements sociaux, le coût du foncier et des loyers en centre ville et les choix politiques territoriaux sont à considérer.

En dépit des nombreux programmes d’investissements immobilier (boulevard Sautel, Champs de Mars,…), la population rochelaise à presque pas évoluée depuis 2014, et on peut dire que le processus de baisse démographique à La Rochelle n’a à ce jour pas été suffisament compensé.

Lorsque les communes périphériques de l’Agglo se développent démographiquement  dans des proportions significatives (Saint-Xandre est à +6,5%, Saint-Rogatien à +12 %, l’Houmeau +15,5%, , Sainte-Soulle à +21 %) ;  La Rochelle ville touristique et nautique est à 3 % seulement (entre 2014 et 2016).

Les dimensions de ces deux secteurs se sont conjuguées depuis 2008 et ont abouti à la négation du socio-économique.

Dans le contexte compétitif du tourisme et du nautisme mondiale, les résultats obtenus par la Rochelle ne peuvent être considéré satisfaisant que s’il y a parallèlement de l’innovation social et technologique capables de dynamiser l’emploi et d’accompagner ces deux industries. Et c’est là la faiblesse de la ville.

Qu’est ce qu’une opération d’urbanisme pour les élus sortants ? Un cabinet connu, un entrepreneur – si ce n’est pas Bouygues, c’est Vinci, si ce n’est pas Vinci, c’est Eiffage – et une cellule de « communication » privée. C’est le tripode de toute opération de quartier.

Dans leurs projections, les maîtres d’oeuvres ont-ils tenu compte des besoins des rochelais, des analyses sociologiques, des avis de l’opposition ?

Les habitant des quartiers de St Elois, du centre ville, du boulevard Joffre où d’ailleurs ont été obligé de quitter rapidement leurs espaces de vie au profit des investisseurs à hauts revenus.

Les habitants des lieux populaire d’autrefois ont quitté leur habitation parce qu’ils n’ont plus eu les moyens d’y résider. Isolés, ils ne se sentent pas suffisamment représentés, ne comprennent pas le rabotage du social au détriment des investissements urbain colossaux.

Pour eux, l’espace urbain n’est pas une scénographie. Ils ne se considèrent pas comme des figurants et pensent que les élus municipaux ne devraient pas s’occuper d’eux sans leur consentementOnt-ils oublié que la liberté est un présent du ciel et que chaque habitant de quartier a le doit d’en jouir aussitôt qu’il jouit de la raison ?

La municipalité en place leur a imposé beaucoup de projets coûteux et beaucoup de transformations dans un temps court. Nombreux sont les citoyens rochelais qui ont du mal à se reconnaitre, dans ces nouveaux programmes qui les éloignent du centre.

La véritable égalité n’est pas celle inscrite dans la loi. C’est celle qui met, dans les faits, chaque citoyen sur la même ligne de départ et qui lui permet de se mêler aux autres.

Majoritairement, les rochelaises et les rochelais attendent de leur maire qu’il vende au mieux leur territoire aux entrepreneurs d’ailleurs et à la nouvelle région aquitaine ; qu’il fasse reculer la précarité locale, améliore la qualité du service public, gère en « bon père de famille » la ville et la CDA et n’oubli pas ses électeurs. Les citoyens rochelais veulent un maire de proximité et congruent. Gérer une ville comme la rochelle c’est complexe. Cela nécessite des capacités emphatiques très importantes, de l’écoute, de la compréhension, de la sensibilité et de la disponibilité… Prendre en compte les expressions et les besoins des différentes voix, rechercher le consensus et le sens de l’intérêt général. Voilà ce qui est attendu. Les agents territoriaux de la CDA disent que le management d’entreprise est très différent du management public. Ils souffrent d’un management non adapté.

Les élus sortants espèrent beaucoup de l’arrivée massive des touristes et du nautisme pour rentabiliser les dépenses pharaoniques de la dernière mandature. Ils pensent que les nouveaux arrivants et les étudiants vont occuper les luxueux appartements sortis de terre.

Persuadé que la croissance de ces deux marchés sera toujours au rendez vous pour le port de plaisance des minimes, et pour les nouveaux programmes Immobilier ; ils oublient dans leur majorité que dans le cadre de la transnationalisation du capital, les dynamiques territoriales ne peuvent plus être engendrées à partir d’initiatives locales. Qu’une bulle immobilière peut éclater à tout moment et endeuiller tristement la ville ; que les « riches » retraités trouvent ailleurs des villes plus attractives… Parce que ce type de scénario ne reste pas improbable ; MCR compte inscrire davantage ses processus dans l’innovation territoriale et dans la recherche de nouveaux secteurs économiques utiles pour l’emploi durable des rochelais.

Qu’adviendrait t’il pour le contribuable locale si de nouvelles dynamiques globales se manifestés spontanément ou si des touristes étrangers se mettaient a choisir d’autres destinations ?
Ne dirait t’on pas dans ces cas, que celui qui a inventé le bateau rochelais a aussi inventé son naufrage ?

Le Mouvement Citoyen Rochelais aurait préféré une réflexion plus approfondie sur les initiatives locales et projets du centre ville. Nos sympathisants et bénévoles regrettent la dissolution de la mixité sociale dans le coeur de ville et le remplacement d’une population par une autre.

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Rochelais, prenons en compte le réchauffement climatique

Pour ne pas tomber dans l’hypocrisie climatique, MCR compte reposer sa démarche politique sur 4 piliers :

1. Développer les énergies renouvelables
2. Investir dans l’efficacité et la maîtrise de la consommation d’énergie (notamment avec la rénovation des bâtiments sociaux) dans nos espaces publics
3. Consommer le plus localement possible (et donc en finir avec les traités de libre-échanges)
4. Développer l’économie circulaire (en élargissant davantage le recyclage des déchets).

Les politiques municipales anciennes reposent principalement sur des mécanismes incitatifs plutôt que sur des politiques pédagogiques et volontaristes.

• fiscalité verte
• Subventions
• Crédit d’impôt
• Prix du carbone. Le prix du carbone permet d’intégrer dans le prix d’un bien les dommages causés par les émissions de gaz à effet de serre. Par conséquent, il rend plus chers les biens issus de modes de production polluants et incite les consommateurs à choisir d’autres biens issus de modes de production moins polluants.

Pour tenir l’engagement de la COP 21, – soit rester en dessous du seuil de 2 ° C d’ici 2100 – nous devrions laisser sous terre les 2/3 des réserves de gaz et de pétrole et agir en faveur de la transition énergétique. Compte tenu des réserves de gaz (+ 26% depuis 2000) et de pétrole (+ 21 %), et des bénéfices élevés qu’opèrent certaines compagnies des pays développés, on ne peut pas dire qu’ils soient très soucieux du climat alarmant et de l’engagement.

En tant citoyens du monde et consommateur nous devrions réduire les consommations d’énergie superflue, réviser nos comportements ; et privilégier une qualité de vie écologique.

L’accès aux infrastructures de base comme l’électricité, les sanitaires ou l’électroménager augmente la consommation énergétique des foyers. Au delà d’un certain niveau de consommation d’énergie (4 tonnes d’énergie pétrole) le bien être des citoyens n’augmente plus.

L’ensemble des acteurs économiques de nos territoires doivent s’’adapter aux mieux aux exigences environnementales et montrer l’exemple aux grands acteurs des hydrocarbures. Puisse les compagnies Shell, Total, BP ou Statoil stopper leur projets opportuniste d’exploration de matière première en Arctique et regarder en direction de la petite ville Océane. Les citoyens rochelais, qui se trouvent loin de la fonte de la banquise ont pour leur part bien compris que sans une volonté politique ferme, le réchauffement climatique ne peut être maîtrisé ; et que le pire peut venir.

Le MCR ne veut pas se contente de chanter les louanges de l’accord de Paris sur le climat. Il ambitionne comme le colibri de Pierre Rabhi, de faire sa part pour l’environnement, compte inciter avec force les entreprises de la CDA à lutter davantage contre le réchauffement climatique, et à s’orienter vers des énergies moins polluantes. Si on fait comme les autres, rien ne peut changer !

En ce domaine, les rochelais peuvent être des catalyseurs de changement.