L’adaptation de la ville au vieillissement…

Le fait est connu : les habitants de La Rochelle vieillissent. Les enjeux sont colossaux. Emerger sur la thématique des seniors n’est jamais évident…

La  population des plus de 85 ans va doubler d’ici à 2050, être en Ehpad coûte cher : près de 2 000 euros par mois, une fois les aides déduites.

D’ici trois décennies, le nombre de personnes âgées de plus de 80 ans en France aura augmenté de 94 %, atteignant ainsi près de 7 millions de personnes. Pourtant, le vieillissement est encore un sujet tabou et peu relayé par les élus. Comment sensibiliser les Rochelais et leurs élus à cette problématique ?

L’explosion programmée du nombre de personnes dépendantes ne peut qu’assombrir l’horizon des comptes publics.

Grâce au maintien à domicile, les entrées en Ehpad (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) se font de plus en plus tard. Une fois que les pathologies rendent l’action des aidants impossible. Toutefois, si la durée de vie moyenne d’un résident est de deux ans et demi, cet hébergement a un prix.

Selon l’étude de la Fédération nationale de la Mutualité Française (FNMF), il en coûte en moyenne 2 000 euros par mois. Et ce, une fois toutes les aides déduites. Pour les plus dépendants, la facture peut même monter jusqu’à 2 450 euros par mois.

Soit un hébergement annuel par personne qui approche les  30 000 euros !!

Pour de nombreuses familles rochelaises, le reste à charge est supé- rieur aux ressources des résidents. La FNMF en a fait la démonstration : alors que trois ans d’Ehpad coûtent près de 89 100 euros ; la totalité des aides cumulées n’atteint que 17 000 euros. Résultat, les familles doivent financer elles mêmes le solde de facture ; soit 72 000 euros.

Les familles financent à peut près quatre fois le montant d’aides publique.

Sans qu’il est de justifications objectives ; signalons que les prix pratiqués par les Ehpad ne sont pas tous les mêmes. Un mois d’hébergement en Ehpad en Charente-Maritime peut être supérieur à 2500 euros ; alors qu’en Dordogne il est de 2195 euros.

La durée de vie moyenne en Ehpad est de deux ans et demi. Et, tout le monde ne vieillit pas de la même manière ; et n’a pas les mêmes services (les inégalité sociales existent).

Près de la moitié des résidents des Ehpad souffre de troubles démentiels, en particulier de la maladie d’Alzheimer.

Le maintien à domicile n’est pas à la porté de toutes les familles. Là aussi, les restes à charge respectent élevés. En particulier quand la santé de la personne dépendante nécessite une présence soutenue. Ainsi, une aide à temps plein coûte environ 4 750 euros par mois. 1700 euros est le montant plafond de l’APA qu’une personnes âgée en perte d’autonomie peut recevoir.

Quelles sont les outils mis en place par les élus sortant pour améliorer l’accueil des ainés, accompagner les familles dans leurs démarches,  nourrir le secteur en informations nouvelles sur les mesures d’aides ?

Les EHPAD de la CDA, qui ont pour vocation d’être des lieux de vie et de soins ; disposent-ils des ressources et des moyens nécessaires pour prendre en charge nos anciens ? Qu’en est-il de la maltraitance et de la bien traitance dans les établissements de la CDA ?

Pénurie des maisons de retraite, coût de la dépendance, prise en charge de la maladie d’Alzheimer, valorisation de l’identité des personnes âgées, autant de problématiques sur lesquelles  nous comptons agir dès 2020.

Une ville qui change : ce sont des élus Rochelais qui abordent des problématiques sociétales avec écoute, sérieux, humilité et efficacité. Nous souhaitons nous engager dans ce travail nécessaire.