Quid es démocratie Rochelaise ?

A ses origines, le terme vient du grec “demos”, le peuple et de “kratos” le pouvoir : autrement dit c’est la compréhension du principe démocratique et son exercice par le peuple.

Si l’on s’accorde en général sur une définition large qui établit la démocratie comme un régime politique dans lequel la souveraineté appartient à la totalité des citoyens sans distinction de naissance, de fortune ou de capacité, le terme est polysémique et son interprétation varie d’un individu à l’autre. Ainsi, quand Lincoln déclarait avec enthousiasme : La démocratie, c’est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple, Churchill répliquait un siècle plus tard : “La démocratie est le pire des systèmes, à l’exclusion de tous les autres

 

Dans l’évolution de l’idée démocratique de notre époque, on peut schématiquement distinguer au concept trois transitions. La démocratie a d’abord été considérée comme

– Un moyen de la liberté. C’est à ce titre qu’elle s’est introduite dans les institutions sous sa forme exclusivement politique.

– Elle fut ensuite tenue pour un instrument de la justice, ce qui, outre les changements que cette interprétation entraînait dans l’organisation politique, provoqua son extension aux rapports économiques et sociaux.

– Enfin, la démocratie tend à assurer le contrôle de la collectivité sur la croissance économique et, à la limite, sur le bon usage de la prospérité (démocratie libérale).

Les transformations sociétales ont fait évoluer la notion même de la démocratie. A l’échelle de nos communes et quartiers, tel type de municipalité ou CDA s’accommode d’une forme de démocratie qui sera considérée comme insuffisante dans un autre espace géographique et dans une autre période. Barcelone, Grenoble ou Mons n’ont rien à voir avec Béziers, Fréjus, Hénin-Beaumont !

De cette observation, il en ressort que la démocratie locale, loin d’être permanente à La Rochelle ; n’est pas composée d’un mode d’emploi apte à fournir des recettes d’organisation politique et sociale universellement applicables. Elle ne peut vivre ici qu’en fonction des quartiers et des communes où elle s’enracine et dont elle enregistre les besoins et les vœux. Etre citoyen rochelais est une vraie responsabilité, et chacun peut avoir un rôle à jouer dans la cité océanne. La démocratie, tel que le MCR l’imagine va au delà du simple vote.

 

EST – ELLE EN DERIVE ?

Socrate affirmait déjà en assistant, au Vème siècle av. JC, à la naissance de la démocratie que celle-ci pouvait entrainer certaines dérives démagogiques. Son ancien élève, Platon, évoquait un régime de la « bêtise humaine », basé sur la convoitise, et qui ne reposerait pas selon lui sur la sagesse de ses représentants, mais sur la plus ou moins grande séduction que ces derniers parviendraient à établir sur le peuple. Si Aristote, se prononça en faveur du régime démocratique, ils mettra en garde ses contemporains contre les excès d’une « démocratie populaire » conduisant à la démagogie et à un égalitarisme néfaste. D’autres penseurs tels qu’Aristophane dans ses pièces de théâtre critiqueront également la démocratie en tournant en dérision la malhonnêteté des hommes politiques et la crédulité d’un grand nombre de citoyens.

Les arrangements d’appareils, font souvent fi de la volonté des électeurs ; les cuisines internes restent des mystères bien gardés; les spéculations d’investissement font prendre de plus en plus de risques à la ville, et les électeurs ont parfois le sentiment qu’ils vivent plus dans une partitocratie que dans une véritable démocratie moderne. Sans oublier, qu’il n’est pas rare que les représentant élus possédant des compétences techniques et faisant prévaloir les aspects techniques des problèmes de la ville au détriment des aspects humains ; font exactement le contraire des populistes. Ils essaient de remédier au syndrome de fatigue démocratique en privilégiant l’efficacité (très relative) par rapport à la légitimité, dans l’espoir que leurs pseudo bons résultats finiront par leur valoir l’approbation des habitants aux prochaines élections. Ils mettent des guirlandes de noël et des lumières pour mieux nous ruiner en fêtes, dépensent des fortunes pour les feux d’artifices du 14 juillet, jouent les Narcisses et distribuent quelques récompenses et cadeaux…Cela peut fonctionner un moment, mais comme chacun le sait, la gouvernance de la ville n’est pas seulement qu’une question de « bonne gestion » ou de séduction non sincère. Tôt ou tard, il faut aussi effectuer des choix éthiques, prendre en compte les réalités des administrés, être bienveillant, et donner du sens aux actions politiques ; ce qui nécessite de consulter davantage les citadins, les gens des quartiers, les commerçants, les entrepreneurs, les responsables associatifs, et les partenaires territoriaux. Les questions qui se posent sont alors les suivantes : comment les concertations doivent-elles se dérouler ? comment s’adapter aux circonstances et aux rencontres ? et qui doivent elles servir en premier ?

 

Un citoyen Rochelais nous a fait la confidence suivante :

« Les élus actuels prétendent que leur objectif commun est de servir la ville, mais en fait il s’agit d’une lutte de pouvoir entre des personnes issues du même parti politique. Ils ne représentent aujourd’hui que le point de vue de leur petit clan, leur intérêt personnel et l’intérêt de l’élite fortuné qui remplit les caisses de leur campagne. »

Cette déclaration laisse clairement entendre que ces représentants en exercice, nous représentent déjà plus !

 

LE GENIE DE LA DEMOCRATIE LOCALE EST RENTRE DANS L’ISOLOIR…DANS SA BOUTEILLE.

Les électeur rochelais se disent de plus en plus que : « la classe politique est pourrie, et que le système les ignore et  se moque d’eux !». Ils n’ont pas totalement tort.

Sur le terrain, nous constatons quotidiennement que les rochelais et les rochelaises veulent passer à autre chose, être davantage impliqués, pris en compte et remplacer l’espoir par l’espérance. De plus en plus, de citoyens souhaitent participer à la vie de la cité aux cotés de leurs élus et spécialistes sur les questions qui engagent l’avenir de leurs enfants. Leurs compétences, leurs formations et leurs sagesses de parents peuvent être des atouts pour les décisions importantes.

Osons le dire, certains  hommes politiques rochelais se sont montrés remarquablement stables à la mairie, à la CDA et au parlement. C’est une erreur que de penser que les choses vont durer !

Les gens ne supportent plus de les voir jouer les VIP dans les médias, manipuler nos émotions, et se comporter sans contrôle ! Les insultes, les violences et les trahisons qu’ils se manifestent ne font pas honneurs aux électeurs et à la politique.

 

Leur couverture médiatique est tel, que de nombreux rochelais se demandent si leur présence dans plusieurs supports locaux, ne constitue pas en définitive une prime reversée à leur partis trop représentés, en amont des prochaines élections ?!

 

Comment peuvent ils spéculer sur les résultats des prochaines élections, alors qu’ils ont déjà un mandat en exercice, et que leur légitimité actuelle reste à démontrer ?

 

Globalement, ces façons d’agir ne sont pas bonnes pour la démocratie locale et ce n’est pas bon pour les problèmes des gens comme vous et moi ! Leurs attitudes et leurs actes sont comme une érosion du respect des citoyens. La démocratie devrait être le régime politique sous lequel l’on peut regarder tout inconnu comme un ami et non comme « un partenaire ». Tout en se remplissant les poches de façon directe ou indirecte, ils font le jeu des parties extrêmes et mettent d’une certaine façon la démocratie locale en danger. Ignorant au passage que la bête à moitié sauvage peut se réveiller à tout moment et que celle ci reste difficilement contrôlable ; même à La Rochelle ! Platon écrivait d’ailleurs que la démocratie a inévitablement pour successeur la tyrannie à cause des excès de la liberté.

 

L’orgueil et la vanité ne font pas toujours bon ménage avec la démocratie.

 

Impuissants, et déconnectés du réel, ils ne partagent plus rien en commun avec les votants inscrits qui leur ont accordé jadis leur confiance. Sont ils encore représentatifs ?!

 

Contrairement à ce qu’ils laissent entendre, on peut également s’interroger sur la qualité de l’amour qu’ils portent aux bien commun rochelais, à leur mission et à la démocratie locale ?!

 

Combien d’handicapés et de demandeur d’emploi sont ils présent au Conseil municipale ou au conseil communautaire ? Combien de référendum populaire ont-ils été organisés sur les questions urbaines de la ville ? Ne freinent ils pas volontairement l’apparition de forces nouvelles, en maintenant le seuil électoral à 5 % ?

 

A chacun de chercher ses réponses.

Ce que nous constatons, c’est qu’a La Rochelle : les inégalités se creusent ; le chômage augmente et qu’ils ne font pas les transitions nécessaires pour l’écologie, l’économie, le social et l’éducation. Ils se contentent de jouer au ping pong, de se faire du tort mutuellement et de faire du buz.

 

Ils se disent ouvert à la diversité, mais il faut qu’elle leur soit docile. Ils se disent être à l’écoute et emphatique des rochelais, mais ne s’entendent pas parler en public et ne voient pas les expressions anti démocratique que leur ego exprime.

Proclament des vertus d’humanisme qu’ils ne s’appliquent pas, ne connaissent pas toujours les règles de bienséance élémentaires, ils vendent nos héritages que nous ont laissé nos anciens, et semblent ignorer totalement la vraie fraternité républicaine. Reclus dans leur tour d’ivoire, ils pensent parfois que leurs valeurs sont supérieures aux nôtres, que nous avons déjà oubliés qu’ils ont été  formés dans les creusets des anciennes sections politiques locales, et que nous n’avons pas vu la décoloration de leur valeurs au gré des opportunités qui se sont présentées à eux. Tout le contraire, de l’essence même des membres du Mouvement Citoyen Rochelais (MCR). Seul Parti régionaliste actuel qui reste authentique, ouverts et inclusifs. Pour nous, la démocratie est un trésor et nous nous associons qu’avec nos égaux !

 

Les responsables politiques locaux du moment doivent montrer aux rochelais que dans une démocratie libérale responsable, les politiciens peuvent se battre pour eux et non pour eux même  ! Sans violer les règles et l’intégrité de la personne. Un maire doit parler en qualité de maire pour ses concitoyens et un députés doit parler en sa qualité de député de la République pour tous les concitoyens. Nous regrettons que certains politiques tiennent encore des déclarations méprisantes à l’égard de leur semblable.

Ont ils oublié que toute la philosophie politique répète depuis deux mille ans que pour protéger la république il faut transmettre ses valeurs d’une génération à I’Autre ? Ça commence par le savoir être, l’éthique, la morale ; mais aussi par la pédagogie et la mise en pratique quotidienne de nos valeurs.

« Un homme qui s’aimait sans avoir de rivaux ; passait dans son esprit pour le plus beau du monde. Il accusait toujours les miroirs d’être faux. Vivant plus que content dans son erreur profonde. » Jean de la Fontaine

A chacun de se reconnaître où pas.

 

QUE FAIRE AUJOURD’HUI POUR PALLIER AUX LACUNES ACTUELLES DE LA DEMOCRATIE LOCALE ?

Forcé de reconnaître que le syndrome de fatigue démocratique est imputable à la démocratie représentative actuelle, avec ses structures et ses élus qui appartiennent au passé. Que la répétition à l’infini des mêmes pratiques et comportements des anciens membres issus du bipartisme, et de la tentation de faire avec les mêmes acteurs locaux une autre politique plus solidaire, plus responsable et écologique est une illusion. Les conflits exacerbés que les élus en place se témoignent, en pré-période électorale, discréditent une fois de plus la classe politique dans son ensemble, fragilisent notre système démocratique locale, donnent des motivations à  l’abstentionnisme  et desservent in finé nos patrimoines communs, nos emplois et par dessus tout notre modèle républicain. Ils devraient écouter ce que les rochelais ont à dire et se montrer plus calme et plus humble.

Il va de soi que le modèle de démocratie représentative actuel n’est clairement pas adapté aux enjeux d’aujourd’hui. On le voit par exemple avec l’environnement… La présence furtive des élus locaux dans les marches citoyennes en faveur du climat ou contre le glyphosate, ne devrait pas nous faire oublier la responsabilité politique et l’impuissance de nos élus face à la situation.

Rappelons ici, que c’est leur manque de considération écologique et leurs contradictions politique que nous sommes obligés de rattraper et de payer !

Ceci confirme d’ailleurs que les projets politiques de la ville ne peuvent plus être menés uniquement que par des personnes à qui on délègue notre confiance. Au lieu de faire aimer la démocratie aux gens, ils passent l’essentiel de leur temps à se battre pour rester au pouvoir en se rejetant réciproquement les fautes. Oublient leurs engagements et leurs promesses.

 

FAUT-IL PREFERER LA GAUCHE, LA DROITE OU LE CITOYEN ROCHELAIS ?

Nous souhaitons réveiller le désir de la démocratie et défendre les intérêts des habitants de notre ville ; compris ceux issus de l’immigration, et des nouveaux Rochelais. La liberté d’expression est un droit et la défense de la démocratie est un devoir pour chacun de nous.

Il nous paraît plus que jamais important de parier sur une révolution constructive de la démocratie permanente, de faire sauter certains verrous anti-démocratique et d’impliquer concrètement les habitants dans la gestion politique de leur ville.

Sur les questions importantes, nous pourrions établir une déclaration de politique générale pour définir les priorités et les orientations que l’on estime utiles aux Rochelais. Les déclarations et les projets importants pourront être soumis aux habitants de quartiers pour qu’ils puissent faire des amendements (corrections). Comme on le fait pour un article sur Wikipédia. Le politique locale rochelaise pourrait profiter des plateformes de travail collaboratif et des nouvelles technologies ; moyens efficaces pour faire vivre la démocratie de façon plus participative. Nous voulons redonner du pouvoir au Rochelais, afin qu’ils puissent avoir une plus grande capacité d’action et d’influence.

Un des objectifs du MCR est de produire progressivement de l’autonomie aux quartiers et aux communes. Nous ne supportons pas que les citoyens se réduisent à de simples consommateurs d’action publique et que les politiques demeurent souverainement les principaux producteurs d’offre.

Si comme nous, vous aspirez à un renouveau politique locale, que vous souhaitez rendre possible par des voies directes la participation politique des rochelais pour que nos quartiers et nos communes puissent en tirer bénéfice ; ne vous laissez pas séduire par les ruses et les malices des politiques de hier ; et sans autre forme de procès indiquons leur via notre Programme Participatif Citoyen : comment vous voulez vivre ! Le moment est venu de vous engagez vous auprès du seul mouvement citoyen de la région Nouvelle Aquitaine qui ambitionne d’innover en matière de démocratie. Indignez vous de ce qui ce passe sous vos yeux !

Et promettez leur que pour les élections municipales de 2020, vous êtes résolument prêt…à les remercier, car en toute chose il faut considérer la fin ;  que pour vous cher citoyen : la démocratie locale mérite plus de soins ; et qui n’a pas d’imagination n’a pas d’ailes.

Vive les Rochelais, vive la démocratie !