La situation du tourisme et du nautisme mondial, conduit le MCR à s’interroger sur le modèle Rochelais

Au vue de l’augmentation du nombre d’inscrit à Pôle emploi, du phénomène des gilets jaunes, des fuites massives de nos matières grises locales (des milliers d’étudiants quittent chaque année La Rochelle pour d’autre villes) ; de la situation socio-économique de la première circonscription ; on ne peut pas dire que les stratèges de la municipalité et de la CDA ont réussi avec talent à renforcer l’attractivité de nos quartiers et de nos communes.

Bien dire et faire sont deux !

Comme chacun peut le remarquer, une petite minorité d’investisseurs se partagent l’essentiel du secteur de l’immobilier, de la plaisance et du tourisme Rochelais. La grande majorité des jeunes artisans, commerçants et entrepreneurs locaux, n’ont que les miettes. Voilà pourtant où nous en sommes !

Est ce que la maire actuel veut rivaliser avec Michel CRÉPEAU en termes d’ « ambition visionnaire » ?

Cherche t’il à maintenir une ville touristique dans un désert socio-économique ?

Pour certains rochelais, le tourisme et le nautisme sont devenus à la fois une image de marque vieillie, une idéologie contestable et une chasse gardée pour quelques puissants.

Les effets conjugués de la croissance économique, de la pression démographique, du développement du tourisme estivale accentuent, d’année en année, les menaces qui pèsent sur notre avenir.

Selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (insee), la ville préfecture de Charente Maritime comptait en 2006, 77 196 habitants. En 2016, La Rochelle recense 75 736 habitants. Soit – 1460 habitants en moins !

Malgré la transformation urbaine, on peut légitiment se demander :

où sont passés nos habitants ? Faut-il remettre en cause les ambitions de la politique de densification urbaine initiée par l’équipe de Jean François Fountaine depuis 2014 ?

Le manque de construction de logements sociaux, le coût du foncier et des loyers en centre ville et les choix politiques territoriaux sont à considérer.

En dépit des nombreux programmes d’investissements immobilier (boulevard Sautel, Champs de Mars,…), la population rochelaise à presque pas évoluée depuis 2014, et on peut dire que le processus de baisse démographique à La Rochelle n’a à ce jour pas été suffisament compensé.

Lorsque les communes périphériques de l’Agglo se développent démographiquement  dans des proportions significatives (Saint-Xandre est à +6,5%, Saint-Rogatien à +12 %, l’Houmeau +15,5%, , Sainte-Soulle à +21 %) ;  La Rochelle ville touristique et nautique est à 3 % seulement (entre 2014 et 2016).

Les dimensions de ces deux secteurs se sont conjuguées depuis 2008 et ont abouti à la négation du socio-économique.

Dans le contexte compétitif du tourisme et du nautisme mondiale, les résultats obtenus par la Rochelle ne peuvent être considéré satisfaisant que s’il y a parallèlement de l’innovation social et technologique capables de dynamiser l’emploi et d’accompagner ces deux industries. Et c’est là la faiblesse de la ville.

Qu’est ce qu’une opération d’urbanisme pour les élus sortants ? Un cabinet connu, un entrepreneur – si ce n’est pas Bouygues, c’est Vinci, si ce n’est pas Vinci, c’est Eiffage – et une cellule de « communication » privée. C’est le tripode de toute opération de quartier.

Dans leurs projections, les maîtres d’oeuvres ont-ils tenu compte des besoins des rochelais, des analyses sociologiques, des avis de l’opposition ?

Les habitant des quartiers de St Elois, du centre ville, du boulevard Joffre où d’ailleurs ont été obligé de quitter rapidement leurs espaces de vie au profit des investisseurs à hauts revenus.

Les habitants des lieux populaire d’autrefois ont quitté leur habitation parce qu’ils n’ont plus eu les moyens d’y résider. Isolés, ils ne se sentent pas suffisamment représentés, ne comprennent pas le rabotage du social au détriment des investissements urbain colossaux.

Pour eux, l’espace urbain n’est pas une scénographie. Ils ne se considèrent pas comme des figurants et pensent que les élus municipaux ne devraient pas s’occuper d’eux sans leur consentementOnt-ils oublié que la liberté est un présent du ciel et que chaque habitant de quartier a le doit d’en jouir aussitôt qu’il jouit de la raison ?

La municipalité en place leur a imposé beaucoup de projets coûteux et beaucoup de transformations dans un temps court. Nombreux sont les citoyens rochelais qui ont du mal à se reconnaitre, dans ces nouveaux programmes qui les éloignent du centre.

La véritable égalité n’est pas celle inscrite dans la loi. C’est celle qui met, dans les faits, chaque citoyen sur la même ligne de départ et qui lui permet de se mêler aux autres.

Majoritairement, les rochelaises et les rochelais attendent de leur maire qu’il vende au mieux leur territoire aux entrepreneurs d’ailleurs et à la nouvelle région aquitaine ; qu’il fasse reculer la précarité locale, améliore la qualité du service public, gère en « bon père de famille » la ville et la CDA et n’oubli pas ses électeurs. Les citoyens rochelais veulent un maire de proximité et congruent. Gérer une ville comme la rochelle c’est complexe. Cela nécessite des capacités emphatiques très importantes, de l’écoute, de la compréhension, de la sensibilité et de la disponibilité… Prendre en compte les expressions et les besoins des différentes voix, rechercher le consensus et le sens de l’intérêt général. Voilà ce qui est attendu. Les agents territoriaux de la CDA disent que le management d’entreprise est très différent du management public. Ils souffrent d’un management non adapté.

Les élus sortants espèrent beaucoup de l’arrivée massive des touristes et du nautisme pour rentabiliser les dépenses pharaoniques de la dernière mandature. Ils pensent que les nouveaux arrivants et les étudiants vont occuper les luxueux appartements sortis de terre.

Persuadé que la croissance de ces deux marchés sera toujours au rendez vous pour le port de plaisance des minimes, et pour les nouveaux programmes Immobilier ; ils oublient dans leur majorité que dans le cadre de la transnationalisation du capital, les dynamiques territoriales ne peuvent plus être engendrées à partir d’initiatives locales. Qu’une bulle immobilière peut éclater à tout moment et endeuiller tristement la ville ; que les « riches » retraités trouvent ailleurs des villes plus attractives… Parce que ce type de scénario ne reste pas improbable ; MCR compte inscrire davantage ses processus dans l’innovation territoriale et dans la recherche de nouveaux secteurs économiques utiles pour l’emploi durable des rochelais.

Qu’adviendrait t’il pour le contribuable locale si de nouvelles dynamiques globales se manifestés spontanément ou si des touristes étrangers se mettaient a choisir d’autres destinations ?
Ne dirait t’on pas dans ces cas, que celui qui a inventé le bateau rochelais a aussi inventé son naufrage ?

Le Mouvement Citoyen Rochelais aurait préféré une réflexion plus approfondie sur les initiatives locales et projets du centre ville. Nos sympathisants et bénévoles regrettent la dissolution de la mixité sociale dans le coeur de ville et le remplacement d’une population par une autre.

/ In Divers / By liberté / Commentaires fermés sur La situation du tourisme et du nautisme mondial, conduit le MCR à s’interroger sur le modèle Rochelais